L'Ennemi Intérieur

Voyage au Col du Feu Noir (3)
La Bête

Cairns

Peu après leur rencontre avec les orcs, le groupe arrive en vue de deux cairns. Le second est encore en train d’être dressé par deux hommes. Après quelques instants de doute sur les intentions des uns envers des autres, ils se présentent : les frères Ralf et Berni Schneider. Ils sont en train de faire une dernière sépulture à leurs compagnons Rudi et Helga. Des orcs les ont tués pendant qu’ils étaient eux-mêmes partis à les chasser. Ne se sentant pas de repartir seuls vers Grenzstadt, ils demandent à les accompagner. Conciliabule. Solveig essaie plutôt de les convaincre de partir, Thiebold et Grodwek pensent que ça peut éventuellement être une aide en cas de nouvelle attaque orc. Ils se mettent d’accord sur le fait qu’ils feront route ensemble jusqu’au karag, mais ces derniers n’y entreront pas.

Monument à Drumin Dumwinson

Un peu plus loin, on dirait que le but est proche : une ancienne stèle de basalte renversée est gravée en khazalid, mais le texte est illisible, non pas à cause de l’érosion, ni de la mousse, mais de la souillure générée par les orcs. Solveig préfère rester dans l’ignorance plutôt que de se salir. Gottri et Grodwek s’y collent. Ils peuvent ensuite lire le texte :

En mémoire du brave Drumin, notre honorable Thane
Qui a dû quitter Karaz Lumbar au nom de son père.
À ses côtés marchait son peuple, un clan considérable
Pour construire leur nouveau foyer sous la Montagne des Vents Hurlants.
“Frères,” a déclaré le Thane “notre voyage a été long,
Et l’heure est maintenant à la célébration et aux chants.”
Et les coureurs se sont assis, les marteliers ont posé leurs coudes sur la table,
Et les joueurs de flûte et de tambour ont lancé la fête.
Et ils ont éveillé la bête profondément endormie
Qui haïssait leurs chants et maudissait leur fête.
Tôt le matin, lorsque Drumin sonna la fin des réjouissances
Le monstre se glissa dans le grand hall et broya la tête de Duri,
Et dévora le cœur de Finar et arracha les tripes de Grum.
Ses griffes cruelles ont labouré le pauvre Borir, droit au (illisible).
“Quitte ces halls créature maudite ! Loin de nous ! Hors de ces murs !!”
Cria le vaillant Drumin, levant sa hache runique en l’air.
“Laisse vivre mon clan, ou je te chasserai !”
La créature l’atteint et lui arracha le bras.
Ainsi trépassa Drumin Dumwinson, seigneur courageux
Les démons venant de tous côtés, son peuple a quitté cet endroit.
Le rôdeur des profondeurs, Grungni a maudit son nom,
Mydthroth le Démembreur, le Tourmenteur des Thanes.

Drumwin est le porteur de la Hache des Clans Perdus après Stronomir. Solveig est refroidie à la lecture du texte et songe quelques instants à ne pas aller au karag. Après tout, ce n’est pas sa quête. Mais le sens du devoir est trop présent, et le fait qu’elle voit bien que Thiebold et Grodwek n’abandonneront pas.

Au pied de Karag Dronar

Pas d’erreur, en toute fin d’après-midi, ils sont bien en face de Karag Dronar. Une volée de marches érodées mènent à une grosse double porte représentant la bouche ouverte d’un nain en train de crier, ou de chanter. Tout autour, le petit pic est percé de huit grandes caverne rondes, taillées par la main du nain. Les portes sont entrouvertes.
Avant de partir le lendemain, le camp est monté pour la nuit, hors de vue du karag, histoire de ne pas être repéré s’il est habité.

Les bandits attaquent

Hans et Grodwek assurent la première garde.
Solveig est réveillé par un bruit sourd. Elle voit Grodwek s’écrouler suite à un coup asséné sur la nuque par Hans !
Ni une, ni deux, elle se lève et se rue sur lui. Hans demande de l’aide à ses complices, visiblement énervé qu’ils soient mal préparés car ils mettent un peu de temps à intervenir. Gottri, un nain, en fait partie ! Tout comme bien sûr les deux nouveaux venus…
Thiebold ne tarde pas à se tirer de ses couvertures et les bandits finissent par se retrouver en mauvaise posture. Rudi tente de s’enfuir, mais Thiebold parvient à le rattraper alors que Solveig se fait un plaisir de mettre fin aux jours de Hans Blichter, faux guide, vrai bandit. Rudi essaie vainement de baratiner Thiebold et Solveig, expliquant que Hans avait expliqué être en fait prisonnier de Grodwek, Thiebold et Solveig et qu’il fallait s’enfuir. Il dit aussi qu’ils n’ont pas tué Grodwek, juste assommé, contrairement de ce qui a été fait à son frère, à Hans et Gottri.
Après “négociations”, ils finissent par lui laisser la vie sauve et le relâchent, complètement nu, dans la nature.

La Montagne des Vents Hurlants

Au matin, Solveig et Thiebold transportent Grodwek, inconscient, vers l’entrée de ce qui semble être Karag Dronar. Pendant qu’ils gravissent les marches usées menant vers l’entrée, un énorme son se fait entendre, la montagne gronde, et fait honneur à son nom. On dirait un chant inarticulé. En tout cas, cela sonne pour Thiebold et Solveig comme une urgence. Thiebold prend la Hache des Clans Perdus puis ils déposent Grodwek et le calent sur une marche et se ruent vers l’entrée entrouverte.

Le Tourmenteur des Thanes

Corps de garde

Ils arrivent dans le hall d’entrée, surprenant presque deux gobelins de la nuit qui “gardaient” l’entrée du tunnel. Devant l’arrivée impromptue des envahisseurs, ils entament une retraite désorganisée vers l’arrière, engueulant chacun l’autre pour “ne pas les laisser stopper le boss de gueuler”.
Le plus rapide parvient à prendre la poudre d’escampette vers l’intérieur laissant l’autre se faire découper par Grodwek et Thiebold. Le son de la montagne est très largement réduit une fois entrés dans celle-ci.

Quartiers

Quelques minutes après, le passage étant libre, ils peuvent suivre le gobelin en passant la porte. Derrière, un long couloir, flanqué de part et d’autres de douze portes numérotées en khazalid (hors les deux premières, nommées “Hache” et “Trésor”).

Chapelle des Ancêtres

Ils traversent le couloir sans jeter un œil aux cellules et débouchent, après une nouvelle porte, vers une chapelle dédiée aux Ancêtres. Le son qui pouvait être entendu à l’extérieur semble bien provenir de l’intérieur de la montagne, peut-être un chant. À gauche, des statues de Grungni, Grimnir et Valaya, désacralisées par les gobelin ; à droite un mur dédié de 4 rangées de 5 sarcophages. Seuls 6 emplacements sont occupés, dont celui de Stronomir (l’Ami des Humains, le Porteur de la Hache des Démons, tué par Uathach, traitre odieux) et, celui de Dumwin Ventrefort (tué par un géant lors du siège de Karaz Lumbar). Ce dernier emplacement ne contient pas de sarcophage, mais uniquement le crâne d’un géant.
Chaque emplacement propose une dépression sur lesquelles sont laissés des objets ayant un lien avec le défunt. Les deux seules dépressions vides sont celle de Stronomir et celle de Dumwin (mais cette dernière ne comprend pas non plus de sarcophage).
Thiebold et Solveig préfèrent ne pas prendre de décision contraire à ce qu’aurait voulu le porteur de la hache, Grodwek, et poursuivent leur chemin.

Atelier

Dans la salle suivante, le chant se fait plus net. Un chant de guerre gobelin avec des paroles simples qui tournent en boucle, entonné par plusieurs voix : “Waaaaaagh ! Mork ! Mork ! Mork !”. La salle elle-même pourrait être qualifiée d’atelier d’après ce qu’il en reste. On y trouve notamment une sorte de presse mécanique de taille assez conséquente mais surtout, ligotés à une table, un homme et une femme. Devant leurs appels à l’aide, Solveig les bâillonne une fois qu’elle a obtenu quelques informations (ils comptent les libérer par la suite mais ne veulent pas s’encombrer pour le moment). Ils semblent là depuis peu car encore en bonne santé et n’ont subi que quelques tortures mineures, principalement aux jambes. L’homme, Johan Proust, est quasi catatonique. Le femme, Belinda Schultz, semble plus combative. Ils disent être des voyageurs ayant voulu chercher une route alternative au col principal trop dangereux lorsqu’ils ont été capturés par les gobelins. Elle supplie de les libérer, ils n’ont pour le moment vu que 6 gobelins. Rien à faire, Solveig est trop méfiante et Thiebold suit son avis : d’abord arrêter le petit rituel auquel semblent s’adonner les gobelins avant de s’occuper du reste.

Grand hall

Ils traversent ensuite l’atelier pour se retrouver dans un très grand hall. Les grandes dalles du sol sont abîmées, voir déplacées par endroits. Quelques snotlings sont en train d’alimenter vainement un feu avec des restes d’ossements – peut-être nains ? Au milieu du feu trône une statuette en métal de Mork, à moins que ce ne soit Gork ? Ils s’éparpillent à l’entrée de Solveig et Thiebold pendant qu’à l’autre bout, une grosse double-porte d’où les chants proviennent se referme au moment où ils sont repérés.
Après un tour rapide de la salle, Solveig aidée par Thiebold, essaient de passer en force la porte. Elle n’est que mal barricadée, par le poids de gobelins et par des lances mises en travers à la place de loquets en bois depuis longtemps absents.

Chambre de résonance

Ils font donc irruption dans la salle d’où proviennent les chants. La salle est étrange. Des feux brûlent dans des fosses et de nombreux conduits sont visibles au plafond. Un fort courant d’air chaud se fait sentir en entrant. Au niveau des occupants, il y a en effet une demi-douzaine de gobelins qui protègent un chaman. Tous chantent allègrement “Waaaaaagh ! Mork ! Mork ! Mork !” La construction du lieu fait que la montagne renvoie en effet avec une force étonnante ces chants qui peuvent être sans doute entendus à des lieux à la ronde.
Ni une, ni deux, un combat s’engage. Le chaman parvient à invoquer quelques sortilèges d’une voix éraillée, ce qui semble le mettre en joie et redonner du courage aux siens : un poing vert fantomatique étreint Thiebold ; des éclairs verdâtres sortis de ses yeux finissent par avoir raison de Solveig !

Le shaggoth se réveille

Mydthroth

Cependant, au plus fort du combat, l’inquiétude se lit soudain dans les yeux de tous les protagonistes. Un autre bruit, inquiétant, précédé d’un tremblement de terre, commence à gonfler. L’origine de ce bruit finit par se faire connaître : une énorme créature, mi-ogre, mi-dragon surgit de sous la salle du grand hall, faisant exploser quelques dalles au sol. De sa voix tonnante, il grogne : “Vous osez encore me réveiller, insignifiantes créatures ! La dernière leçon ne vous a pas suffit ?” Il pénètre dans la salle des chants et le chaman gobelin semble perdre les pédales et… attaque la bête tel un berserker. Le dragon-ogre semble cependant fortement affaibli par une longue entaille purulente qui orne son flanc, mais le chaman ne fait tout de même pas le poids. Tout comme c’est hélas le cas pour Thiebold qui essayait d’arriver par derrière et se fait balayer par deux coups de queue du monstre.
Thiebold perd connaissance sous le choc et, dans un dernier regard, a le temps d’apercevoir la bête satisfaite, retourner lentement vers son antre infernale aux entrailles de la terre.

View
Voyage au Col du Feu Noir (2)
L'Auberge Rouge

L’auberge de Peyrebeille

Un inquiétant bûcher

Entre Heideck et Grenzstadt, Solveig cherche un endroit pour camper alors qu’elle aperçoit une colonne de fumée dans un bosquet. Prudemment, elle s’approche : il s’agit d’un petit coche qui termine de se consumer. Pas de trace de cadavre, ni homme, ni bête ; et impossible de déterminer à qui aurait pu appartenir le véhicule. Personne non plus aux alentours.
Ne préférant pas camper là, elle reprend la route mais aperçoit au loin un homme et un nain : Thiebold et Grodwek !
Chacun explique à l’autre sa présence sur ces lieux et c’est naturellement qu’ils décident de continuer la route ensemble. Il y a justement une petite auberge-relais à l’horizon : l’Auberge de Peyrebeille.

L’auberge

Seul un jeune homme, piercing au sourcil, est attablé à l’intérieur lorsque Solveig entre, seule d’abord.
En attendant dehors, Grodwek perçoit des bruits de pelle derrière le corps de logis.
Ils s’arrêtent, provenant sans doute d’un mulâtre vêtu d’une cotte de travail pleine de terre. Accompagné d’un chat noir, il entre dans l’auberge et se fait servir une bonne portion de pot-au-feu.
Lorsque Thiebold et Grodwek se présentent, le patron fait de même : Augustus Schwab, chiqueur devant l’Éternel. Le repas, copieux, est servi par son épouse Ostelle, une grande blonde aux yeux bleus. Elle semble nerveuse, toujours en train d’implorer les dieux et de tripoter son tablier.
Au cour de la soirée, ils apprennent que deux patrouilleurs sont passés le matin à la recherche d’un riche marchand. Augustus leur demande s’ils n’ont pas croisé récemment un coche. Ils répondent par la négative.
Le repas est bon, le meilleur depuis des semaines, sauf pour Solveig qui reste à la bière. Ils sont vite perclus de fatigue et rejoignent chacun leur chambre – les 4 sont libres – mais où dort Oskar, l’homme au piercing ?

Une longue nuit

Solveig prend la meilleure chambre. Elle est presque somptueuse : broc d’eau avec coin pour la toilette, papier-peint et portraits aux murs, tapis, clé à la porte… Seulement, elle remarque rapidement que, sous les draps neufs, le matelas est gorgé de sang !
Il veut alerter Grodwek et Thiebold, mais ceux-ci sont peu réceptifs, surtout Theibold. Ils sont dans un semi-coma. La nourriture a sans doute été droguée. Les soins de Solveig, à base de vomissements, ne servent pas à grand-chose. Solveig, sûre que les propriétaires songent à les assassiner, regroupe tout le monde dans la chambre de Thiebold, barricadée. Grodwek dort par terre, Solveig veille assise sur une chaise.
La nuit est longue, mais calme.

L’effarante vérité

Le matin, ou plutôt vers midi, lorsque tout le monde est à peu près sur pied, ils quittent l’auberge, arme au poing. Ostelle, effrayée, ferme la porte à clé derrière eux.
Grodwek insiste pour voir derrière l’auberge quelle était la nature des travaux.
La terre est en effet meuble et il ne faut pas creuser bien loin pour découvrir un cadavre.Il est frais, mais… les meilleurs morceaux ont été enlevés ; un travail de boucher professionnel. Lorsque Solveig fait remarquer que c’était sans doute le repas de la veille, certains ne peuvent s’empêcher de cracher leur bile.
Les gens de l’auberge choisissent ce moment pour passer à l’attaque. Mais malgré la faiblesse de Thiebold et des nains, les voyageurs parviennent rapidement à bout de leurs assaillants.
Augustus est vivant mais inconscient et Ostelle se rend, implorant leur pitié. Elle est prête à tout leur raconter si Solveig donne sa parole de naine de la relâcher. Dont acte.
Elle explique que leurs soupçons sont fondés, que c’est son mari qui l’obligeait à être complice de ses atrocités : ils droguent parfois des voyageurs pour les voler et s’en servent même pour nourrir les clients suivants ! Seules les richesses monétaires sont conservées. Ce qui peut être brûlé l’est, ce qui ne peut pas est jeté dans la rivière. Elle leur montre où. Augustus leur a parlé des patrouilleurs pour éteindre les soupçons qu’il avait perçus.
Comme promis, Solveig la relâche mais, Thiebold ne l’entend pas de cette oreille et la poursuit. Elle lui donne tout de même du fil à retordre mais, près de la rivière, il parvient à la rattraper et la rapporte à l’auberge, par les cheveux.
Puis ils prennent les deux chevaux – non marqués – dans l’écurie et ficèlent Augustus et Ostelle sur l’un, prennent leur coffre contenant à la louche une cinquantaine de couronnes, principalement en pièces d’argent, et reprennent la route vers le Sud.
À l’auberge-relais suivante, ils ont de la chance de tomber sur des patrouilleurs ruraux. Ils confirment qu’a priori aucun collègue à eux ne serait passé à l’auberge de Peyrebeille la veille. Augustus, Ostelle, le coffre et l’histoire qui va avec sont livrés aux patrouilleurs.
Ceux-ci, souvent choyés par les aubergistes, ont du mal à croire l’histoire, d’autant qu’Augustus et Ostelle font front commun pour dénoncer Thiebold et les nains comme des voleurs et des agresseurs.
Les patrouilleurs passent la nuit à démêler le vrai du faux et finissent par croire aux accusations lancées par Thiebold, Solveig et Grodwek. Mais ils vont vérifier tout cela sur place. Ils les dispensent tout de même de les suivre à l’auberge.

Le prophète fou

Grenzstadt est maintenant tout proche. Un illuminé, décoré des symboles de toutes les religions impériales, les arrête brièvement. Vagabond, les cheveux grisonnant en désordre, les yeux fous, il prend Thiebold par la manche pour littéralement l’engueuler :

La hache frappe tel le tonnerre, lançant des étincelles. Foudre, tonnerre, orage dans les montagnes ! Vous réveillez un mal ancien. Mort ! La Mort va tous nous frapper !

Ils repoussent le vieux fou sans ménagement pour s’approcher de la porte septentrionale de la ville, ou plutôt de ce qui ressemble à une immense forteresse qui veille sur l’extrémité occidentale du Col du Feu Noir.

Grenzstadt

De hauts remparts de pierre encerclent la ville et des soldats en jaune et noir, aux armes de l’Averland, patrouillent sur les chemins de ronde et sont en surveillance derrière leurs meurtrières. Des douzaines de canons sont déployés le long des murailles.

La Taxe du Sou

En passant le péage à l’entrée, une affiche attire particulièrement l’œil, d’autant qu’elle est placardée aussi ça et là à l’intérieur des murs :

Recherchés : morts !
Ces barbares de Peaux-Vertes frappent nos terres !
Hommes de l’Empire ! Les Orcs apportent feu et destruction à nos innocents citoyens au nom de leur abominables divinités. Depuis leurs tanières dans les Montagnes Noires, leurs chef de guerre rassemblent leurs troupes pour attaquer les terres fertiles de l’Aver.
Dans sa grande sagesse, le Seigneur Von Tuchtenhagen a instauré la Taxe du Sou pour financer une prime généreuse pour toutes peau-verte tuée jusqu’à ce que la menace recule.
Pour postuler à une licence de chasses aux orcs dans les Montagnes Noires, rendez-vous en la propriété du Seigneur Von Tuchtenhagen, rue de la Comète, entre midi et six heures.
Notre seigneur s’assure de votre bien-être – rappelez-vous de payer la Taxe du Sou et de braver la menace orc !
La Taxe du Sou garantit votre protection.
Donc réglez la Taxe du Sou !

Les tavernes de Grenzstadt

Ils traversent la ville vers le quartier nain et l’auberge qui leur est conseillée, Dawr Urbaz (qui signifie grossièrement “Bien que ce local commercial ne soit pas très ancien, il est convenable pour les nains et donc remarquable.”)
Ils passent par la place centrale qui regroupe les autres tavernes de la ville (Le Skaranock, Au Secours du Roi Barbefer, La Dernière Étape). L’intérieur de la ville contraste avec l’extérieur : autant il n’y avait pas une habitation et une personne aux extérieurs, autant l’intérieur grouille de monde : de nombreux nains, des commerçants et beaucoup de pèlerins, la ville étant réputée être la dernière étape dans l’Empire avant que Sigmar ne le quitte en tant qu’homme pour se retraite dans les Montagnes Noires.

Le temple de la Garde Éternelle de Grenzstadt

D’ailleurs, sur la place centrale, se dresse le Temple de la Garde Éternelle. Protégée par des murs aussi épais que ceux de la muraille externe, une construction de basalte noir s’élève en une tour se terminant par une fine flèche, d’aspect incongrûment fragile par rapport aux murs qui l’entourent. Ce temple est le siège d’un ordre de prêtres sigmarites qui gardent une veille constante vers l’entrée des Montagnes Noires, dans l’espoir d’être les premiers à accueillir Sigmar de retour sur ses terres, ainsi que le prophétisent certains textes.

Dawr Urbaz

Dans la taverne de Dawr Urbaz – une plaque date son édification de 1467, soit plus de mille ans. Beaucoup s’étonnent de la petite troupe qui y entre : un humain et une femelle naine ! L’ambiance est cependant très conviviale et les conversations ont tendance à fuser d’une table à l’autre.

Les potins de Dawr Urbaz

Solveig cherche à savoir si son cousin, Roigan Norgunson, a été aperçu. C’est bien le cas mais les nouvelles restent au demeurant peu rassurantes : ils ne sont restés qu’une nuit, il y a environ 5 semaines, mais certains étaient salement blessés suite à une attaque de bandits sur la route.
Quant à trouver Karag Dronar, il n’y a pas de guide nain de disponible. Zarak Zurnisson, le contact de Grodwek (lorsqu’il se souvient de son nom), est parti accompagner une délégation de Karak Kadrin vers Karak Izor. Il ne doit pas revenir avant plusieurs semaines. Avec la menace orc et la recrudescence d’activité volcanique qui cloue les gyrocoptères au sol, les guides sont très demandés. Cependant, Dori conseille un guide humain vu dans les parages la veille, un certain Hans qui a son repère à La Dernière Étape. Il connaît le col presque aussi bien qu’un guide nain, il vient de les guider avec sa caravane sans qu’un seul nain ne soit perdu.
Sinon, pêle-mêle, quelques autres informations peuvent être tirées de la soirée passée à l’auberge :

  • Karag Dronar serait le prototype de Karak Hirn, mais pas érigé au même endroit, une merveille ingénierie naine qui utilisait la montagne elle-même comme dispositif d’alerte géant ; elle doit donc être assez distinctive. Le Roi Alrik Ranulfsson de Karak Hirn serait sans doute très intéressé si on retrouvait la localisation de ce karag appartenant à son karak.
  • Personne n’a entendu parler de Drumin Dumwinson, mais d’un Dumwin Ventrefort dont la lignée a été perdue depuis qu’il a été mangé par un géant au siège de Karaz Lumbar. Ayant perdu son territoire lors de cette bataille, sa descendance si elle existe est réputée être maudite.

L’auberge de La Dernière Étape

Hans Blichter

Thiebold décide de prendre ses quartiers à La Dernière Étape où il se fait présenter à Hans Blichter. C’est un homme grisonnant et frêle d’une trentaine d’années, un grand manteau vert, un chapeau à larges bords et un collier de 6 oreilles d’orcs momifiées complète le tableau. Il parle avec un fort zézaiement à cause de la perte de ses canines et incisives, ce qui là achève le tableau. Il n’inspire pas une forte confiance mais est prêt à guider Thiebold et les deux nains qui doivent l’accompagner.
Le problème, c’est qu’ils ne savent pas trop ce qu’ils veulent : traverser le col ou partir à la recherche d’une montagne avec une forme bizarre.
Lorsque le nom de Karak Dronar est enfin évoqué, Hans dit qu’il a un associé nain qui lui en a parlé mais que le voyage peut être dangereux, même si ce n’est pas très loin.
Après moult hésitations, il est décidé qu’ils partiront le surlendemain. Hans leur fournira l’équipement qu’il leur manque et les guidera d’abord – puisque le détour est minime – vers Karag Dronar avec l’aide de son associé, puis pour passer le Col du Feu Noir. Hans demande 10 couronnes pour ses services. Le marché est conclus.

Un visage familier

Le lendemain, en rejoignant Thiebold, Solveig remarque l’elfe aperçu quelques jours plus tôt par Thiebold et Grodwek sur la place du marché, en train d’essayer de vendre à des pèlerins un artéfact dérobé à la Tour Blanche de Hoeth qui révèlerait la vérité sur Sigmar.

Theodosius von Tuchtenhagen

Après avoir fait le point avec Thierbold, Solveig se rend chez le Seigneur Theodosius von Tuchtenhagen pour postuler à une licence de chasse à l’orc. Il est reçu dans un bureau par Theodosius lui-même, accompagné de son astromancien, pour la questionner sur ses motivations. Il finit bien sûr par lui accorder son permis, valable 3 mois, qui permet de demander 6 pistoles par oreille gauche d’orc, intacte et fraîche.
L’impression laissée par les lieux et l’homme est qu’ici, tout n’est fait que pour épater la galerie avec des dépenses inconsidérées pour la décoration – de mauvais goût de surcroît.
L’homme lui-même laisse l’impression d’un incapable notoire qui se conduit littéralement comme un porc vis-à-vis de ses soubrettes. Il est grand et maigre, avec de longs cheveux nattés d’un roux flamboyant, vêtu de robes somptueuses et de l’équivalent d’un petit coffre à bijoux sur lui. Il s’exprime avec une voix hautaine et méprisante, tout en affectant la plaisanterie. Bref, Solveig n’est pas mécontente de quitter les lieux avec son permis.

En compagnie d’étrangers

Le lendemain, c’est l’heure du départ. Hans est au rendez-vous et distribue vivres et équipements tout en discutant de l’organisation du voyage.
À peine la ville quittée, ils sont abordés par la forte voix d’un jeune homme étrange, avec une longue moustache noire graissée et des vêtements de soie colorés et un feutre à plume. Il demande, puis supplie devant leur refus, de pouvoir accompagner les voyageurs car son père, directeur d’un théâtre à Nuln – la fameuse compagnie Muller de Nuln – est parti par le col pour un voyage d’affaires à Zaragoz il y a maintenant deux mois sans être revenu. Il s’inquiète et souhaite de la compagnie pour rechercher sa caravane, car il ne pourra bien sur pas y arriver seul. Il finit par proposer de les payer et sort une bourse. Nouveau refus. Ils partent donc sans lui, le laissant au désespoir.

Dès la sortie du premier défilé, le territoire annonce la couleur : le voyage ne sera pas de tout repos. Un cairn semble délimiter la frontière des territoires orcs : une vingtaine de têtes humaines sont empalées sur 5 lances plantées au sol. Sur un rocher, un croquis fait de sang met en scène un certain nombre d’imposants personnages aux oreilles pointues – sans doute des orcs – démembrant avec délice de plus petites silhouettes – sans doute des nains.
Débouchant de derrière le cairn, envoyant valser d’une pichenette de sa botte une tête d’orc, apparaît un nain. Il s’agit du point de rendez-vous pour retrouver Gottri Folhache, le contact de Hans. Les présentations faites, Gottri annonce qu’il sait en effet où est Karag Dronar, bien qu’il n’ait jamais tenté de pénétrer à l’intérieur. Ils reprennent donc la route à cinq.

Plus loin, une diligence gît sur le côté de la vallée, sans doute depuis un petit moment. Ce n’est sans doute pas celle de Roigan, les nains devaient aller à pieds. Ils ne se donnent même pas la peine de se détourner.
Le pire est à venir : du haut d’un monticule, un orc hurle à l’attaque – merci pour l’avertissement – et ils sont arrosés de flèches. Pendant que les humains se mettent à l’abri, les nains – surtout Gottri – partent à la charge, voyant que les orcs, peu nombreux, semblent s’emmêler avec leurs arcs. Ce n’est qu’une ruse et Gottri parvient au contact affaibli, criblé de flèches. Le combat est bref et violent et Grodwek sauve la mise à Gottri – leur précieux guide s’en tire bien vu la parenté avec un porc-épic qui se dessinait. Les orcs n’étaient que 3 mais ont fait pas mal de dommages dans le rang des voyageurs.

View
Voyage au Col du Feu Noir (1)
Après la chute

Thiebold, en seigneur sans terre, ne prendra pas part à la contre-attaque d’Übersreik, arguant un devoir envers les nains. En tant que héros de l’Empire, le Graf Aschaffenberg ne voit pas comment le forcer.
Le temps de panser leurs plaies, Algrunt, Thiebold mais aussi Solveig Norgunson prennent la voie de Karak Azgaraz, guidés par Grodwek. Un voyage périlleux ? Non, il se déroule sans la moindre anicroche grâce à la compétence de leur guide. Les guetteurs gobelins sont présents, mais plus rares qu’escompté, et facilement contournables. Ce n’est pas Karak Azgaraz leur cible. D’ailleurs, de l’entrée secrète qu’ils comptent emprunter, ils peuvent entre apercevoir, loin en contrebas, la Waaagh ! Sa taille est devenue ici modeste. Elle est juste suffisante pour éviter une sortie des nains, sûrement pas pour attaquer.

Découverte d’un héritage du clan

Thiebold est accueilli dans le karak. Il est presque déçu par rapport à ce qu’il s’attendait à découvrir. Même s’il n’a bien sûr pas de vision d’ensemble, rien de grandiose et il semble finalement peu peuplé.
Avant d’être reçu par le Roi Thunringar Tailleorc, Algrunt présente Thiebold, ainsi que la raison de sa venue, au Loremaster Hagar Barbegrise.
Hélas, le frère jumeau de Firengul est aussi mort lors de la seule offensive des Peaux-Vertes durant cette Waaagh ! Les Tueurs étant sans clan, la hache n’a plus de possesseur légitime connu. Le Loremaster doit donc faire la recherche pour la remettre au descendant du plus ancien porteur légitime connu. Le Loremaster fera quelques recherches mais a d’autres priorités ; il laisse donc la charge de la recherche à Algrunt, peu versé là-dedans et à… Grodwek, qui pensait pouvoir repartir l’air de rien ! Pour Solveig, il a d’autres plans…
Le Roi Thunringar reçoit Thiebold, écoute son rapport et, en tant qu’ami des nains, lui offre l’hospitalité le temps de lui permettre de réaliser la mission qu’il s’est fixée pour régler sa dette d’honneur envers le peuple nain à qui il doit la vie.

Le Voyage

Solveig se voit contrainte de quitter rapidement le karak.
La seule personne de son clan qu’elle apprécie parce qu’il lui a montré la voie est l’un de ses cousins, Roigan Norgunson. Il lui a prouvé qu’il était possible de tourner le dos aux traditions claniques, mais pas nécessairement à son clan. Comme elle, il ne voulait pas devenir engingneur. Faisant fi de l’opprobre, il a alors arpenté le monde des humains en tant que garde du corps. Il est cependant, dans ses missions, toujours resté fidèle aux intérêts du karak.
Or, Roigan a disparu pendant une mission secrète qui lui aurait permis d’augmenter significativement l’aura de Karak-Azgaraz, vu comme un obscur karak à l’autre bout du Royaume Nain.
Belkrun Thundrik, l’apprenti du Loremaster, a très récemment trouvé des plans secrets de Karak Drazh, maintenant connu sous le nom de Black Crag. Depuis près de 3000 ans, cette forteresse naine est occupée par les Peaux-Vertes, actuellement sous le joug du Roi-Squatter Gorfang Rotgut, un orc noir.
Il y a une dizaine d’années, profitant de l’absence du roi de Karak Azul, Kazador, ainsi que de la majeure partie de ses troupes, Gorfang Rotgut a lancé un assaut sur Karak Azul, non pour le prendre, mais pour tuer un maximum de nains. Son infâme assaut a réussi. De nombreux prisonniers nains ont été ramenés enchaînés en tant qu’esclaves au Black Crag et le Roi Kazador a retrouvé à son retour son fils, rasé et cloué sur le trône de son père. Inutile de décrire la rage du Roi Kazador.
Remettre les plans secrets à Karak Azul serait extrêmement précieux pour le Roi Kazador, lui permettant peut-être de libérer une partie de son peuple, voire de reprendre Karak Drazh. L’idée vient de Belkrun et il tenait à faire l’expédition lui-même.
Les plans ont toutefois été protégés. Le forgerune Muran Crânesombre a créé un bouclier runique pour servir de cache, et même de couverture, aux plans. Ils ont été insérés dans le bossage du bouclier et l’expédition est officiellement montée pour offrir un bouclier au Roi Kazador pour l’aider à combattre ses ennemis, rien qui n’attise outre-mesure les convoitises, même et surtout celles des nains d’autres karaks. Karak Drazh doit pouvoir être repris grâce à Karak Azgaraz, pas grâce à l’aide d’un autre karak !
L’expédition, composée de l’apprenti Belkrun, du Forgerun Muran et de deux gardes solides (Roigan Norgunson et Bardin Blatterzarn), est partie en direction de Karak Azul il y a environ 6 semaines. Les dernières nouvelles de l’expédition proviennent d’Averheim, là où l’expédition a rejoint l’Ancienne Route des Nains, route qui s’étend de Wurtbad à la capitale des Royaumes Nains, Karaz-a-Karak, en passant par le Col du Feu Noir.
La route empruntée par l’expédition devait être la suivante : prendre la route d’Übersreik jusqu’à Bögenhafen, puis un bateau jusqu’à Talabheim (via Altdorf et Nuln) ; à Talabheim, reprendre à pieds l’Ancienne Route des Nains jusqu’à Karaz-a-Karak et de là rejoindre, peut-être par les tunnels, Karak Azul.
Solveig a financièrement bien négocié son aide et est partie dès le lendemain, heureuse de laisser Karak Azgaraz derrière elle, traversant une fois de plus le siège des troupes de Washnack Gorejaw.

Du côté d’Algrunt et Grodwek, les recherches prennent près d’une semaine et se révèlent assez intéressantes.
Apparemment, la hache est d’abord apparue à Karak Azgaraz par les descendants de Drumin Dumwinson, nommé aussi dans certains enregistrements comme Thane de Karag Dronar (“la Montagne des Vents Hurlants”). Son corps reposerait dans le pic lui-même.
La lignée de Drumin remonte à l’ère de Sigmar, à un ou deux siècles près. À cette même époque, un autre porteur est attesté : un certain Stronnomir, tué par trahison. Son corps repose également à Karag Dronar.
Sur la hache elle-même, que l’on nomme maintenant la Hache des Clans Perdus, ses runes seraient efficaces contre démons et peaux-vertes. Sa conception daterait du temps de Stronnomir, ce qui alléguerait le fait que Stronnomir puisse être le premier porteur et le récipiendaire légitime.
Mais une vieille légende remonte à la mémoire de Grodwek à propos de Stronnomir.

La légende des Cavaliers de l’Orage

Durant le règne du Roi Bregan Barbefeu – ou peut-être était-ce Bregan Trouverune – les tribus humaines s’alliaient souvent aux Nains, combattant aux côtés des guerriers nains contre les hordes de Peaux-Vertes. Après l’un de ces batailles, un chef humain, nommé Uathach si l’on en croit les histoires, s’est retourné contre ses alliés. Il attaqua le Thane Stronnomir et son clan et les massacra. Triomphant, il revint vers son roi humain, porteur de la tête de Stronnomir, et proclama que les humains, et non les nains, règneront pour l’éternité sur montagnes et vallées alentour. Son roi entra dans une fureur noire, car il tenait l’amitié des Nains en haute estime. Le roi maudit Uathach et ses hommes et leur ordonna de chevaucher pour l’éternité en quête de batailles, sans jamais revenir sur les terres qu’ils réclamaient. Depuis ce jour, on entend ici ou là parler des Cavaliers de l’Orage, des spectres descendant des cieux orageux à la recherche de sang et de mort.

Le Loremaster félicite Algrunt et surtout Grodwek pour ses recherches, et sa méthodologie peu académique qui a permis de trouver le lien entre la Hache et Stronnomir.

Réunion

Il convoque ensuite une réunion à 5 : Algrunt, Grodwek, lui-même, son assistant Grom Brokkson et le Thane Gronmir “le Sanglier” Dorisson. Le thane dirige les débats car il est marié à la sœur de l’un des cousins de Firengul, ce qui fait de la hache Son problème : c’est à lui que reviendra la décision de son avenir.
La réunion est assez rapide et il est décidé que Grodwek et Thiebold se rendront au Col du Feu Noir à la recherche de Karag Dronar. Le porteur temporaire de la hache sera Grodwek.
Cependant, il n’y a pas unanimité. Grom Brokkson quitte furieux la réunion avant qu’elle ne soit levée. L’assistant du Loremaster, un jeune nain, est responsable de la tenue du Livre des Rancunes du karak. Il estime que Thiebold ne devrait pas participer à l’expédition. C’est pour lui une hérésie que de voir un humain “protéger” une hache portée par Stronnomir, assassiné par la forfaiture de ce peuple. De plus, accessoirement, la hache devrait rester au karak pour combattre ses ennemis, ce que Stronnomir approuverait certainement (selon lui).

De Karak Azgaraz à Grenzstadt

Le Siège Percé

Et ainsi Grodwek passe pour la cinquième fois les lignes ennemies pour entreprendre, avec Thiebold qui connaît le Col du Feu Noir, le plus long voyage de sa jeune existence de nain.
Il expérimente les voyages en barge, moyen de transport lent mais régulier. Thiebold suspecte le vieux capitaine kislévite de ralentir pour obtenir plus d’argent que prévu. Le budget qui a été alloué à Grodwek permet ces petits extras. Seule une journée est perdue à Averheim. Ils ne s’arrêtent que le temps des escales à Nuln et descendent à Averheim pour débuter la longue partie pédestre de leur périple, encore une fois sans profiter de la ville.
L’idée est d’essayer de rattraper Solveig partie une bonne semaine avant eux, pour mettre leurs efforts en commun dans leurs deux quêtes qui ont pris toutes deux la même direction.

Heideck

Sur l’Ancienne Route des Nains

Bien qu’il ne soit pas toujours aisé de suivre l’ancienne Routes des Nains, ils progressent bien et arrivent dans la ville de Heideck assez rapidement. Une ville humaine typique, avec des habitations exigües, collées les unes aux autres, ne laissant la place que pour des ruelles sales, le tout vaguement rassemblé autour d’une place centrale. Les habitations semblent fragiles et précaires, certaines semblent ne supporter que miraculeusement leur propre poids. Les habitants tendent à se rassembler autour de la place centrale pour échanger des biens au marché et visiter la taverne locale.
Toutefois, certaines rares habitations semblent être faites de pierre taillée de main de maître, et des runes à moitié effacées par le temps peuvent être devinées sur les plus grosses parties maçonnées. En particulier, le temple local de Sigmar est constitué de nombreuses pierres de cette qualité.

Le Tête d’Orc

La taverne qui servira de première étape douillette depuis le début du voyage pédestre, bien plus éprouvant que la barge, est la Tête d’Orc. Un crâne pourrissant de Peau-Verte érigé sur un pieu sert d’enseigne à la taverne. Les ragots locaux tournent autour de politique. La province n’a toujours pas de Comte Électeur. Le Luminaire Mauer est en charge des affaires courantes en attendant que l’Empereur adoube enfin un Comte Électeur. La populace semble encore partagée entre les von Alptraum et les Leitdorf.

Le Charlatan

Mais ce qui attire le plus l’attention ici, c’est un elfe. Un elfe, c’est déjà étrange, mais celui-ci l’est encore plus. Il converse bruyamment et avec plein d’enthousiasme avec un groupe d’hommes assemblé autour de sa table. Il fait de grands sourires et rit, on le croirait peut-être même ivre. “Mes amis ! Maintenant que nous nous connaissons et que nous sommes désaltérés, parlons affaires ; l’un d’entre vous serait-il prêt à me faire une offre ?” Il pose un rouleau crasseux de vélin sur la table. Un homme au feutre rouge propose dix clinquantes. L’elfe roule théâtralement des yeux, provoquant les rires de l’assemblée. Un autre fait mention, en marmonnant, de radieuses. L’elfe se penche avec intérêt. La négociation se poursuit et le rouleau se négocie finalement pour trois radieuses, permettant à l’elfe de regagner sa chambre, satisfait.
Grodwek n’a jamais vu d’elfe, mais Fariel, puisqu’il s’est présenté sous son nom, ne correspond pas aux stéréotypes dont les Loremasters l’ont abreuvés. Il est vêtu de robes bleues et blanches, à la mode d’Ulthuan, mais la coupe et la matière de ses vêtements est plus modeste que ce que l’on attend d’un Haut Elfe. De plus, ses cheveux bruns sont en bataille et sa peau est tatouée de motifs verts tourbillonnants, typique de l’Elfe des Bois.

L’Étrange Étranger

L’acquéreur est grand et musculeux, environ de 35 ans, avec une grosse moustache noire, un nez cassé et quelques dents en moins. Après avoir étudié dubitativement le document quelques instants, il se présente à Grodwek en tant que Rudi Zalt. Il lui demande s’il serait d’accord pour traduire la carte qu’il a achetée. Il s’agit d’une carte partielle des ruines naines de Heideck – sans doute un avant-poste commercial datant du temps de l’Âge d’Or, lorsque elfes et nains se partageaient en paix le Vieux Monde. Rudi se présente comme un antiquaire qui travaille sur Altdorf. Lorsque Grodwek évoque sa rémunération, Rudi indique pouvoir aller jusqu’à 20 clinquantes.
En voyant le contenu du rouleau, Grodwek lui annonce que ce sera gratuit. Comme il s’y attendait, le document est un faux grossier. Il a été vieilli avec de la bière. Les runes ne sont qu’une approximation sommaire de Khazalid, le tout ne faisant aucun sens. Ce qui le rassure car il voit bien entendu d’un très mauvais œil qu’un pilleur de tombes sous des faux airs d’antiquaire ne farfouille dans les ruines naines.
Apprenant cela, Rudi enrage devant “cet escroc parjure aux longues oreilles”. Il court vers la chambre de Fariel et tambourine à sa porte. Thiebold et Grodwek lui suggèrent d’aller voir du côté de la fenêtre, prévoyant que l’elfe n’a pas fait de vieux os sur place. Bingo ! La fenêtre est ouverte et la chambre vide.
Une fois sa rage calmée, Rudi, après avoir échangé quelques mots à l’homme au feutre rouge, offre une bière, ma foi honnête – même pour un nain, à Grodwek et Thiebold, le temps de finir de cracher sa bile sur les elfes.
Tout le monde finit par trouver sa chambre – bien que la bière tape bien sur le crâne. La promesse d’un bon lit est accueillies avec bonheur.

Une Apparition

Morrslieb, pleine et gibbeuse, se lève, baignant Heideck d’une lueur verte surnaturelle. Grodwek est réveillé par un cri grave et plaintif, venu de l’extérieur. À travers les persiennes, il se rend compte que sa fenêtre donne directement sur les ruines naine de Heideck ! Une lueur se déplace dans les ruines. Ce n’est pas une simple lueur, mais une apparition, celle d’un nain ! Il se tourne vers Grodwek et semble le regarder droit dans les yeux – c’est évidemment impossible vu la distance, la nuit et la séparation des persiennes : il ne peut voir Grodwek.
Et en plus, il lui parle. En tout cas, il entend du Khazalid dans son esprit. “Mon parent, mon frère, nous sommes désacralisés, déshonorés par des pilleurs, par pitié, aide-nous.” Le spectre se volatilise alors doucement.
Grodwek n’a pas le choix, bien sûr. Il réveille Thiebold en lui expliquant que les ruines naines sont en train d’être pillées, notamment les tombes. Il a vu un revenant lui demandant de l’aide.

Les Catacombes Naines

Les deux compères sortent de l’auberge et se rendent sur les ruines. Là où le fantôme a disparu, une énorme dalle vient tout juste d’être déplacée, la terre est meuble. Elle dissimulait un escalier qui s’enfonce plusieurs pieds sous terre. La maçonnerie est naine mais a du mal à résister aux millénaires. De l’eau s’est infiltrée au bas de l’escalier, à tel point que Grodwek doit être porté par Thiebold, qui a pieds, pour avancer. Ils sont rapidement guidés par des bruits de pierres lourdes qu’on déplace, de ahannements. Plus loin, le passage remonte, permettant de laisser peu à peu l’eau derrière eux et de retrouver un terrain sec.
La lueur d’une lanterne permet de ne pas se tromper quant à la localisation des pilleurs. Grodwek et Thiebold peuvent les surprendre.

Une Leçon de combat

Grodwek attaque immédiatement et ne fait pas de quartier lorsqu’il voit la scène : l’entrée d’une salle est gardée par l’homme au feutre rouge. À l’intérieur, Rudi Zalt et deux autres hommes sont affairés à ouvrir des sarcophages. Deux sont ouverts et leur contenu est posé en deux piles sur le sol. On a bien affaires avec des pilleurs de tombes naines. Malgré les discussions et protestations des malfrats, l’atteinte à l’honneur nain est trop fort. Grodwek, aidé de Thiebold ne fait pas dans le détail ; à eux deux ils réduisent rapidement les quatre malfrats à des cadavres sanguinolents.
Les richesses des tombes sont assez exceptionnelles pour des individus qui n’étaient au final que de simples marchands. Il y a là principalement des bijoux de toutes sortes, les défunts n’étaient pas des guerriers. Ces richesses démontrent le déclin des Nains depuis des millénaires car aujourd’hui, seuls des Thanes d’envergure reposeraient avec de telles richesses avec eux.
Elles sont toutefois replacées par Grodwek et Thiebold dans les sarcophages, qui sont ensuite refermés. Grodwek fait du mieux qu’il peut une prière aux défunts ; puis, avec Thiebold, ils se contentent du maigre butin appartenant à Rudi et ses acolytes.

View
L'Art de la Waaagh ! (7)
La Chute de Schlusselschloss

Le temps de reprendre leurs esprits et de panser leurs plaies un minimum, il faut regagner le château avant qu’il ne soit trop tard.

Arrivés devant l’escalier en colimaçon menant aux espaces près des cuisines, Solveig reste seule en arrière. Mal lui en prend : un cadavre de gobelin laissé là… se relève pour l’attaquer. Quasi simultanément, des bruits se font entendre plus haut : là aussi des zombies, autrefois gobelins, organisent la défense de l’escalier. Otto est sans doute passé par là et a mis en place des pièges pour retarder les suiveurs !
L’opposition procurée par les zombies fait perdre un peu de temps, mais se révèle assez inefficace en terme de dégâts créés.

Explosion

Arrivés dans la cour, nous sommes au cœur de la nuit.
De nouveaux arrivants, semble-t-il des chevaliers, discutent à l’opposé de la cour, avec le capitaine Pansy.
Gravement blessé, Grodwek décide d’aller trouver Algrunt dans l’espoir qu’il puisse le soigner.
Solveig profite de la confusion pour regarder rapidement ce qu’elle a trouvé dans la bourse de Skinktongue : elle y trouve un orbe visiblement enchanté, fait d’une sorte de cristal sombre comme la nuit mais dans lequel elle voit fugitivement des yeux qui l’observent ! Elle l’occulte rapidement l’orbe. Serait-il lié à celui de Karlmann le Rouge que Otto III détient ?
L’animation créée dans la cour n’aveugle pas Thiebold qui remarque une lueur du côté de l’armurerie : il n’y a plus de garde et la porte est entrouverte. Il s’y passe quelque chose. Thiebold commence à courir, bientôt suivi par Solveig qui le rattrape et même le dépasse. Mais il est trop tard. Le château est secoué par une violente explosion ! L’armurerie est partie en fumée et une énorme brèche éventre les murailles. À part rester quelques instants sonnés, Solveig et Thiebold sont saufs. Heureusement pour eux qu’ils n’ont pas pu se rapprocher plus avant l’explosion.

Tout le monde vient aux nouvelles. Les chevaliers présents dans la cour sont les Chevaliers du Loup Gris sis à l’autre extrémité de la vallée de Teufeultal. Ils ont finalement été tardivement convaincus par le sergent Schatz de venir aider Schluesselschloss. Se rendant compte que la Waaagh ! ne se dirigeait aucunement vers la Bretonnie, ils ont pris des chemins de traverse qu’ils connaissent comme leur poche pour passer les lignes ennemies et proposer leur aide au château. Il y a là une douzaine de chevaliers menés par Ulrike Krause, des combattants de cet ordre pourront sans doute être du plus grand secours. Thiebold insiste pour que tout le monde soit sur le pont pour sécuriser la brèche.

Après avoir été pris en charge par Algrunt, Grodwek redescend pour retrouver ses compagnons. Passant par un escalier secondaire, il croise l’intendant Blickstein qui le salue et lui demande de faire rapidement venir Thiebold dans son bureau. Étonné de l’ordre et aussi de le voir passer par là, il le suit discrètement. L’intendant se rend dans son bureau mais, chose étrange, deux des gardes du corps assignés pour la famille du baron gardent sa porte.
Redescendant, il transmet l’information à Thiebold et Solveig.

Les trois compères pensent à un piège de Blicktein, voire d’Otto, voire des deux.
Ils se rendent d’abord dans la chambre de Matthaus pour discuter avec lui. Ils essaient de le convaincre de la corruption de Blicktein et de mettre son frère de son côté. Matthaus répond que ce ne sera surement pas lui qui pourra convaincre Erik de les aider, car il ne s’est jamais vraiment entendu avec lui. Seule sa mère, à son avis, pourrait lui faire changer d’avis. Il pense qu’il pourra peut-être plaider auprès d’elle avec les nouveaux éléments dont il dispose (principalement les dires ambigus d’Otto III, le vampire, à propos de l’intendant). Matthaus se rend chez sa mère et revient peu après avec elle. Il semble l’avoir convaincue, pas de la duplicité de Blickstein, mais au moins de la nécessité de renouer le dialogue.

Une confrontation va avoir lieu dans le bureau de l’intendant avec la famille von Schluessel en entier et Thiebold. Solveig et Grodwek sont interdits d’entrer par les gardes à la porte.
La discussion est tendue. Thiebold tente de trouver du soutien auprès d’Erik. Il explique que la situation est dramatique. Le château va tomber. C’est inéluctable. Thiebold lui demande d’aider à gérer les troupes mais Erik refuse toujours d’être sous les ordres de quiconque. Le seul compromis qu’il accepterait serait que Thiebold suspende son commandement en sa faveur, le temps de clarifier la situation auprès du Graf d’Übersreik. Ce que Thiebold refuse. Le ton monte et les deux hommes en viennent bientôt aux mains.
Entendant l’agitation à l’intérieur, Solveig et Grodwek tentent de forcer le passage mais les deux gardes résistent bien.
À l’intérieur, Erik prend le dessus sur Thiebold qui se retrouve au sol, sans défense.
Grodwek finit par battre en retraite alors que Solveig réussit in extremis par entrer dans le bureau. Elle a juste le temps d’apercevoir Thiebold tomber sous les coups d’Erik. Comprenant qu’elle n’a aucune chance, elle bat retraite également et retrouve Grodwek et tous les nains regroupés dans les souterrains.
Leur employeur n’étant plus au pouvoir, les nains s’estiment libérés de leur mission et préféreront mourir pour Karak Azgaraz plutôt que pour Schlusselschloss. Mais Algrunt estime qu’ils ont tout de même une parole à respecter et ne compte pas partir comme cela. Il mène quelques nains vers les geôles. Thiebold y est enfermé alors qu’Erik a pris le pouvoir – peut-être dans l’ombre d’un autre ?
Ils parviennent à faire sortir Thiebold de sa cellule et profitent des derniers moments de nuit pour quitter Schluesselschloss par le dernier passage inexploré des souterrains qui aboutit plus loin dans une petite grotte aux pieds des montagnes. La suite de la mission qu’ils se sont imposée est de trouver un passage permettant de rejoindre Übersreik pour sonner l’alerte. Ils doutent que Blicktein l’ait fait.

Répercussions

Bien leur en a pris !
Malgré quelques escarmouches, les sentiers de chèvres les mènent vivants à Übersreik. La ville n’avait pas été prévenue et le Graf Aschaffenberg semble presque incrédule. Croyant la parole d’Algrunt, il décide d’envoyer des éclaireurs pour estimer la menace et lui laisser le temps de lever son armée.
Quant à Algrunt, il espère remonter vers Karak Azgaraz en compagnie de Thiebold qui leur doit une faveur. Il a récupéré l’arme de Firengul. Elle est runique et il a promis de la rapporter à son frère jumeau…

View
L'Art de la Waaagh ! (6)
Le Comte Vampire

Las, les gobelins, acculés et sans possibilité de fuite, connaissent les lieux et profitent de leur petite taille et de leur habilité à l’arc. Ils sont certes défaits, y compris leur chef Skinktongue, mais non sans avoir causé des dommages dans les troupes naines. Firengul, le tueur de trolls, est le premier à tomber sous les flèches, et l’un des gobelins n’hésite pas en le voyant à terre et lui plante son épée dans la gorge. Dundri lui aussi tombe sous les flèches mais est évacué vers l’arrière avant de subir le même sort que le tueur de trolls.
Au total, une douzaine de gobelins sont éradiqués, mais un nain est mort et deux autres (dont Dundri) sont sévèrement blessés, le reste n’étant que contusions et petites entailles moins sévères.
Quoi qu’il en ait coûté, les défenseurs ont semble-t-il repris le contrôle des fondations !

Ils peuvent maintenant s’intéresser aux lieux. Ils ont chassé les gobelins jusque dans les latrines. En effet, le cul-de-sac où la moitié d’entres eux s’était réfugié donne sur une lourde double-porte de pierre qui leur servait de lieux d’aisance. Ils n’ont pas réussi – ou même essayé – de l’ouvrir. Elle est décorée de bas-relief d’inspiration naine selon Thiebold, sans doute humains selon les nains ! Selon les interprétations de chacun, on y trouve peut-être des références à Sigmar et à Morr (ou à la mort).

Le temps presse. De vagues bruits circulent dans les souterrains à la faveur de courants d’air, voire de passages cachés. De lourds objets semblent être déplacés. Le château tombe-t-il déjà sous la Waagh ?

Solveig tente de pousser les vantaux, mais glisse dans les immondices.
Même avec Thiebold, elle n’y parvient pas et il faut l’aide d’un Grodwek pour parvenir à entrer. Il s’agit d’un temple, austère, et très ancien et surtout intact. Les bas-reliefs et la statue d’un grand guerrier à la place d’un autel pourraient confirmer l’hypothèse d’un antique temple de Sigmar. Cependant, nulle dalle ou tombe ici. Ils sentent qu’ils sont sur la bonne piste pour découvrir le lieu de repos d’Otto III. Il doit y avoir un passage secret.
Après de longs moment de recherche, Solveig finit par découvrir le mécanisme. Une petite porte s’ouvre derrière la statue, sur un escalier étroit et tortueux. Enfin le chemin vers la crypte est mis à jour !
Seuls Thiebold, Grodwek et Solveig s’y engouffrent, laissant les autres nains en garde au temple.

Où l’on découvre un vampire caché sous une crypte

Cette crypte ne contient pas uniquement le tombeau d’un martyr, Otto III, mais aussi quelques richesses mises à l’abri : principalement des céramiques, des coupes peintes et quelques gobelets sertis de pierreries. Solveig accompagnée de Grodwek commence à répertorier les richesses entreposées, luttant pour ne pas tout enfourner dans son sac tandis que Thiebold avance avec circonspection dans la direction opposée. Il s’immobilise dans un frisson lorsque, dans un murmure, il entend un discret “psst” juste derrière lui.
Thiebold est face à un grand homme, en armure de plaques datée et vêtu d’une cape de velours usées, une main sur la garde de son espadon porté en bandoulière. L’homme est âgé, les cheveux cassants, mais garde cependant un port altier. Ses yeux rouges trahissent l’étrangeté de la situation : les autres n’ont rien vu et il s’entretient avec Thiebold sans ouvrir la bouche. Il demande à Thiebold de faire sortir tout le monde d’ici, sans refermer les portes derrière lui. Thiebold sent que la proposition, ou l’ordre, est tout à fait légitime. En tant que seigneur du château, il fait remonter les nains hors du temple. Les blessés sont évacués par les valides.

Il ne reste plus que 5 nains et Thiebold lorsque 5 gobelins morts se relèvent, prenant la petite troupe en tenailles dans un couloir !
Derrière les gobelins, Otto III se montre au “grand jour”. C’est bien lui que Thiebold a rencontré toute à l’heure dans la crypte à l’insu de Solveig et de Grodwek.
Avant de se présenter, il demande à connaître la date. La réponse donnée par Thiebold, il avoue, très naturellement, avoir près de mille ans et en avoir passé plus de neuf cents touché par une malédiction qu’il ne souhaite à personne : il est vampire !
Il a terminé sa vie d’humain depuis l’An de Grâce 1681, lorsqu’il a terrassé, aux pieds des Montagnes Grises,le vampire Karlmann le Rouge et ses Chevaliers de Sang dans un combat désespérée après la nuit maudite où tous les morts se sont relevés dans l’Empire.
Il ignore quand il s’est relevé lui-même, mais depuis tout ce temps il est resté enfermé ici jusqu’à ce jour où il a senti que les sceaux magiques le retenant ont été brisés. Pendant toutes ces années, il a patiemment appris à contrôler l’orbe de cristal de Karlmann que ses stupides hommes lui ont laissé en tant que trophée. Est-ce de là que vient sa malédiction ?
Toujours est-il qu’il explique contrôler la Waagh ! et que ce n’est qu’un premier pas pour l’anéantissement de l’Empire. Les hommes qui le composaient à son époque sont responsables de son état. Sa haine envers cette nation est aussi forte maintenant que l’amour qu’il en éprouvait de son vivant et il a en plus hâte de goûter pour la première fois au sang humain.

Thiebold arrête là le discours du comte Otto III en dégainant son pistolet pour viser l’orbe rangée dans la capuche de la cape du vampire. Sans succès.
Les zombies gobelins entrent alors en scène pour défendre leur maître qui reste d’abord à l’abri, usant de ses pouvoirs pour contrôler Thiebold. D’un coup d’épée, le guerrier transperce Grodwek !
Passée la stupéfaction et une fois les zombies vaincus – Thiebold ayant lâché son épée pour ne plus faire de dégâts – Solveig s’épuise à combattre le vampire et trébuche de fatigue avant que Thiebold ne prenne le relais. Otto ne parvient plus à le contrôler aussi bien et finit par se transformer en chauve-souris afin de fuir les lieux, laissant Thiebold et Solveig épuisés et Grodwek ensanglanté, mais encore en vie.

View
L'Art de la Waaagh ! (5)
Le Siège

Washnack_Gorejaw_montant_Bonemauler.png

La Waaagh! est sous les portes du château, immense, effrayante, incommensurable par sa taille. La question n’est plus de savoir si le château va tenir, mais plutôt combien de temps il peut tenir. Thiebold se rend vite compte que la vue de cette marée verte a en effet déprimant sur les troupes. Il est clair que s’ils pouvaient fuir, la désertion serait massive.
La seule solution est de se plonger dans les préparatifs. Les peaux-vertes étant ce qu’elles sont, l’attaque devrait être imminente. Ils en sont à monter les engins de siège.
Durant la journée, Thiebold annonce à Andreas von Averbach que, comme il se remet bien, il compte le nommer capitaine le lendemain.

En début de soirée, Thiebold est appelé chez Blickstein, qui a l’air pâle, fatigué, les traits sont – tout comme les rideaux de son bureau – tirés. Il explique qu’il est temps que Thiebold clarifie la situation vis-à-vis de la famille von Schluessel-Wurzener. Il faut les mettre en sécurité. Il demande pour cela de disposer d’au moins 6 gardes. Thiebold lui en attribue 3. Il demande aussi à Blicktein ce qu’il pense d’Andreas, en vue de le nommer capitaine. Blickstein explique que feu le baron s’en méfiait. D’ailleurs, comment Thiebold peut-il expliquer que ce soit le seul survivant de la troupe menée par le baron ? Thiebold lui dit qu’il ne voit personne d’autre, que Pansy Spoonbill est incompétent, et que Erik von Schluessel-Wurzener refusera d’être sous ses ordres.

L’organisation militaire des peaux-vertes semble étonnamment efficace. Aucune bataille au sein même de la Waaagh! ne vient perturber leurs préparatifs. Washnag semble être un chef de guerre des plus redoutables.

Quelques nains, dont Dundri remontent en soirée des souterrains.
Les gobelins de la nuit sont acculés à deux endroits et ont monté des barricades. Les nains comptent laisser passer 24 heures le temps que leurs troupes se reposent avant de donner l’assaut final.
Dans le territoire regagné par les nains, plusieurs passages secrets ont été dévoilés, pas tous connus des gobelins d’ailleurs. L’un relie des cellules au poste de garde extérieur, une faiblesse qu’il faudra traiter avant l’attaque. L’une de ces cellule comporte un passage dérobé vers l’intérieur du château.

Au crépuscule, Washnag apparaît, monté sur sa Wyvern, Bonemauler. Il fait un tour de reconnaissance de ses troupes. Désespérément accroché à Bonemauler, un chaman gobelin essaie de ne pas tomber. Puis l’attelage s’approche de Schluesseleschloss pour le survoler, semant un début de panique dans les troupes humaines. Thiebold, et Spoonbill et quelques hommes sous son ordre, s’essaient à de vains tirs.
Washnag finit par poser son chaman au loin. Ce dernier s’approche du château en émissaire pour parlementer. Thiebold ne le laisse pas entrer et parlemente du haut des remparts. Le chaman se présente comme étant Phlegmflan et fait une proposition que peux de peaux-vertes font en cas de Waagh! Il propose aux humains de quitter le château sains et saufs pour rejoindre le Reikland. Thiebold refuse et ordonne à son capitaine de tirer sur l’émissaire – au mépris des lois de la guerre – marquant son refus de la proposition qui n’est selon lui qu’un piège. Et ce, malgré – ou plutôt grâce à – l’insistance de Spoonbill qui estime que même s’il y a 9 chances sur 10 que les peaux-vertes les massacrent, c’est toujours plus de chances de survie que d’essayer de tenir le siège.

Dundri, de son côté, essaie de persuader Thiebold de sortir faire une attaque ciblée sur les engins de siège. Thiebold refuse le “plan” par trop téméraire.

Wellentag 27

Au cœur de la nuit, c’est la première offensive.
Réveillé, Thiebold fait venir son capitaine et le réprimande une nouvelle fois car il n’avait pas jugé bon de se lever. Celui-ci rétorque que, la nuit, c’est au sergent Schatz de mener les défenses.
Quoi qu’il en soit, il faut repousser cette première offensive : deux trolls des rivières font traverser le fleuve à deux trolls de pierre, juchés sur leurs épaules. Une fois à la hauteur du pont-levis, ils s’évertuent à le massacrer. Le temps de mettre les 4 monstres hors d’état de nuire, le pont-levis est à moitié détruit, mais la herse n’a pas été attaquée. Matthaus, qui était sur les remparts, trouve le plan des peaux-vertes bizarre, mais ingénieux. Aucune brèche réelle n’est à déplorer, et les troupes peuvent renforcer correctement la porte avant la fin de la nuit, sous la surveillance des filles de l’école Le Blanc.

Le lendemain matin, Blickstein, toujours assez pâle, déplore que Matthaus ait été vu sur les remparts. Ça ne serait pas arrivé s’il avait pu disposer de 6 gardes comme il l’avait demandé.

Thiebold va alors voir Erik von Schluessel pour essayer de lui proposer la place de capitaine. Erik semble être d’accord pour commander les hommes, mais seul, sous les ordres militaires de personne, ce que Thiebold ne veut pas accepter.

Le soir Thiebold décide de mener l’offensive des nains dans les sous-sols. Grodwek et Solveig, presque remis, sont aussi de la partie.
Les gobelins bloquent deux passages, entre lesquels ils peuvent communiquer. Les deux ont été maçonnés à la hâte. Les couloirs en amont de ces passages sont piégés, l’un d’eux contenant un bain de poix prête à être enflammée.
La tactique pour détruire la résistance gobeline est de leur couper l’accès à ce passage en enflammant la poix, et de forcer le second en déclenchant les pièges en amont et en détruisant la maçonnerie à coups de mailloche.
C’est ce qui est fait : un nain frappe au marteau pendant que Thiebold bloque les meurtrières avec une porte. Le mur ne résiste par longtemps. Thiebold entre en première ligne, se fait copieusement arroser de flèches et subit conjointement l’assaut d’une demi-douzaine de gobelins. Les peaux-vertes ne peuvent empêcher l’avancée de la masse de fer et de muscles. Le premiers gobelins sont rapidement détruits et Thiebold poursuit l’offensive vers ceux qui se retirent plus au fond des souterrains.
Ils passent une autre chambre lorsque Solveig remarque, juste au-dessus la porte qu’ils viennent tous de passer sous un tonneau dont la mèche est presque au bout. Instinctivement, elle arme son arbalète, vise et parvient à sectionner la mèche avant que la bombe improvisée n’explose dans la pièces occupée seulement par des nains !
Cela n’empêche pas les autres pendant ce temps de poursuivre dans les tunnels suivants, éparpillant au passage quatre nouveaux gobelin. Leur chef est aperçu au détour d’un croisement plus loin. Menées par Thiebold, plusieurs tonnes de nains courent vers ce chef à pleine allure…

View
L'Art de la Waaagh! (4)
Les Gobelins de la nuit

gobelins_de_la_nuit.jpg

Découvrant l’avancée des travaux de fortification, ou plutôt la raison de la non-avancée de ceux-ci, Thiebold se rend voir Blickstein. Il lui rappelle que les ordres liés à la gestion militaire ne sont que du ressort de Thiebold, pas de Blickstein. Le fait qu’il donne des ordres qui vont à l’encontre de ceux donnés par le capitaine Spoonbill, même si ceux-ci peuvent paraître étranges, est contre-productif.
Il repart à l’entraînement et donne à Dundri et ses nains la responsabilité de l’entrainement martial des cent lanciers et cinquante archers.
Puis Thiebold nomme publiquement le chef des travaux de fortification, le chef charpentier choisi initialement par Blickstein. Mais celui-ci ne s’occupera que de la gestion des hommes. L’engingneur nain ramené par Grodwek et Solveig sera en charge de la gestion technique. En voulant clarifier les rôles pour que les travaux avancent mieux et en ménageant la chèvre et le chou – difficile en effet de nommer chef un nain inconnu au milieu des habitués du château – il n’est pas certain que le but soit atteint…

La Librairie de Schluesselschloss

Matthaus demande ensuite à parler avec Thiebold. Il comprend la situation dans laquelle Thiebold se trouve et il souhaite, pour le bien de tous, aider. Il a appris (via sa mère) que des gobelins avaient envahi les sous-sols. Malgré leurs différents, il explique qu’il fait des recherches de son côté afin d’en savoir plus sur ces souterrains.
En effet, Matthaus rappelle que la construction du château est réputée avoir été effectuée sur la tombe d’Otto III, le comte du Wissenland, mort sur cette île en combattant une force de Chevaliers de Sang menée par Karlmann le Rouge.
L’ost d’Otto a livré son dernier combat désespéré sur l’île au milieu de la Teufel et est parvenu à repousser la force ennemie, fauchant Karlmann, mais tombant à son tour. Il a été enterré là où il est tombé, avec les trophées de guerre pris sur Karlmann le Rouge.
On dit que la Teufel – qui signifie Diable en langue antique – est nommée ainsi depuis cette bataille en 1681 car, en aval, les gens d’Übersreik ont vu la rivière devenir rouge à cause du sang des morts et ont pensé que cela ne pouvait être que l’oeuvre d’un démon.
Toujours est-il que pour appuyer ses dires, Matthaus a trouvé intéressant les deux passages suivants :

Compte-rendu de la bataille de la Teufel, tiré de Une histoire du Reikland (2459)
Et les hordes d’abominations non-mortes ruisselaient des montagnes, sous le regard sombre du chevalier rouge. Et Otto III, comte de Wissenland a mené ses hommes sur une île de la rivière. Et, du haut de celle-ci, il a juré de contenir le chevalier rouge et tous ses sbires, ou de mourir ici pour l’Empire…

Comte-rendu de l’enterrement d’Otto III, tiré de Une histoire du Reikland (2459)
Et ainsi Otto a été enterré. Enterré avec l’épée qui a occis Karlmann le Rouge, ainsi qu’avec certains des trésors du chevalier rouge, trophées du brave comte. Et une grotte, plongeant profondément dans la roche de l’île, a été détectée. Et le corps d’Otto y a été placé pour se reposer pour l’éternité au sein du grand royaume de Morr…

Il explique à Thiebold qu’il est en train de faire des recherches en vue d’en savoir plus sur la localisation de la sépulture, il serait inconcevable pour lui qu’elle soit violée par les gobelins, et cela pourrait sans doute aider de savoir par où ils passent.

Thiebold réquisitionne ensuite la longue-vue de Blickstein et poste Andreas, encore convalescent, au sommet du donjon afin d’évaluer les forces en présence qui vont arriver.

En début de soirée, deux groupes de réfugiés arrivent.
D’abord, les huit hommes qui devaient rapporter les moutons des Löwe rentrent bredouilles et apeurés. Ils expliquent que les Löwe ont consenti à leur vendre la moitié du cheptel des moutons et se sont réfugié, après l’accord, dans les montagnes. Revenant vers Schluesselschloss, ils devaient suivre la rivière à cause des bêtes et passer non loin de Tallerhof. La ville était rasée et grouillait de peaux-vertes. Ils ne pouvaient pas passer avec le troupeau. Ils ont donc essayé de tous les jeter à l’eau pour les noyer, mais une petite partie, peut-être un quart, est tombée dans les griffes des peaux-vertes. Eux, on réussi à rentrer au château sans perte.
Peu après, c’est le sergent Martin Schatz qui rentre au château. Ses pérégrinations sont à peine plus positives : il ne ramène que les pensionnaires de l’école le Blanc. Il explique qu’il a d’abord fait évacuer Tallerhof et voit qu’une bonne partie des villageois est au château. L’autre moitié n’a pas voulu suivre le Père Steuer et a sans doute suivi le maire vers les montagnes. Il a prévenu le temple du Loup Gris le lendemain avant de se rendre à l’école le Blanc. Après de longues négociations – il a dormi sur place – il a réussi à convaincre Philline le Blanc de faire évacuer l’école, pour le bien des filles et sa promesse qu’elles seront bien traitées. Philline elle, est restée à l’école, refusant de l’abandonner. Martin Schatz se retrouve donc à la tête d’une vingtaine de jeunes filles de bonne famille. Le point positif est qu’elles sont parfaitement entraînées au combat car l’école le Blanc est en fait un couvent myrmydéen. Le point négatif est qu’il ne s’agit pas d’entraînements pour les champs de bataille, mais plutôt sur différentes techniques féminines adaptées aux paniers de crabes que sont les cours du Reikland et de Bretonnie !
Ils ont dû évacuer l’école d’urgence par un chemin de traverse à l’arrivée d’une des vagues de la Waaagh! Les filles ont vu le grouillement des peaux-vertes et la mise à sac de l’école. Philline était dedans, déclenchant une foultitude de pièges et éliminant nombre de peaux-vertes à elle seule. Mais le combat était perdu d’avance. Elles ont maintenant une forte soif de revanche, Philline était en effet une préceptrice très appréciée.
Ils ont ensuite dormi au moulin, qui avait été déjà rasé et pillé.
Il a donc pu ramener une petite troupe féminine en bonne forme, capable de combattre selon des méthodes non conventionnelles, mais peu adaptée à la situation.

Les Gobelins de la nuit

Solveig et Grodwek s’ennuyant un peu, ils décident d’aller faire le ménage que Thiebold n’a pas fait faire dans les souterrains. A priori, c’est plein de gobelins, ce n’est pas trop dangereux et ça leur fera un peu d’entrainement !
Thiebold décide de les accompagner. Ils font donc leur entrée dans les souterrains, armés jusqu’aux dents. Mais la riposte est terrible. Les gobelins de la nuit sont bien présents et ont visiblement préparé leurs défenses. Par une tactique de guérilla faite de pièges et d’attaques à distance, les gobelin reculent d’abord devant la force brute, mais sans entrer directement au contact. Ils luttent pied à pied pour ne pas perdre trop de territoire. Au final, ils prennent les nains en tenaille et Solveig, qui s’est ruée dans la mêlée s’écroule après avoir reçu une flèche. Leur chaman jubile, brandissant une orbe noire au-dessus de sa tête.
L’heure du retrait a sonné. Grodwek fait barrage pendant que Thiebold prend une Solveig très affaiblie. Ils parviennent à remonter à la surface, un peu honteux de la leçon de tactique, très inhabituelle, donnée par les gobelins de la nuit. Les pertes des gobelins ne sont estimées, au mieux, qu’à huit unités.
Avant qu’ils ne se couche pour se reposer et panser leurs plaies, Thiebold décide de faire envoyer la force complète des nains dans les souterrains pour tenter de nettoyer l’infection, plus dangereuse que prévue.
D’autant que la Waaagh! est maintenant en vue à l’horizon. Demain, c’est inéluctable, ce sera le début du siège !

Festag 26

Thiebold est réveillé dans son sommeil par un petit groupe de gardes qui veulent lui parler du capitaine Spoonbill. Thiebold ne laisse pas le porte-parole en dire plus et lui assène un coup de poing pour le faire taire. Il lui rappelle que les ordres du capitaine ne sont pas à discuter et qu’il ne veut pas entendre leurs jérémiades. Les hommes repartent, surpris, certains lançant des regards noirs.

View
L'art de la Waaagh! (3)
Karak Azgaraz

karak_azgaraz.jpg

Un peu plus loin, le tunnel est hélas bloqué par un éboulement. C’est une position défensive idéale pour les gobelins qui, par un trou, arrosent Grodwek et Solveig de carreaux, flèches et sacs remplis de spores toxiques. Les deux nains doivent battre en retraite et quitter les lieux, regagner la berge.
De là, Grodwek reste en surveillance pendant que Solveig part prévenir le château et demander quelques tonnelets de poudre.
Grodwek doit éloigner les quelques vaines tentatives de sortie des gobelins, assorties de ruses plus ou moins intelligentes ; il en plonge quelques uns à coup de carreaux dans la rivière.
Solveig obtient l’autorisation de Thiebold pour prendre de la poudre, elle sort huit barils qu’elle rapporte à Grodwek, au milieu de la nuit, à l’aide d’une charrette à bras.
Suite à cette visite, Thiebold fait placer deux gardes dans la réserve à nourriture pour prévenir d’une éventuelle invasion.
Il en profite pour rappeler au capitaine Spoonbill de faire fabriquer des flèches en vue du siège, le plus possible.
Quant à la rénovation des murs et du chemin de ronde il apprend que Blickstein a fait nommer un responsable des travaux et que le capitaine… a fait de même avec un autre homme : Alfried. Encore une incohérence dans la gestion du château… Thiebold rappelle au capitaine que c’est à lui qu’incombe la tâche de la défense des murs et donc de ne nommer qu’un seul responsable pour cela.
Avant de retourner se coucher, il consulte de vieux plans du château, mais les passages vers les souterrains n’y figurent pas.
Du côté des nains, ne sachant trop que faire, ils campent sur place. Solveig se repose, sous la pluie qui commence à tomber, pendant que Grodwek reste en veille.

Bezahltag 23

Peu avant l’aube, Solveig, puis Grodwek descendent placer de la poudre à l’entrée puis la font sauter après un minimum de confrontation avec quelques gobelins cachés dans le tas de cadavres qu’ils avaient placé là. Les explosifs semblent cependant insuffisamment bien placés pour complètement bloquer l’issue. Ils doivent provoquer une seconde explosion afin de tout sceller.
Thiebold est à nouveau réveillé en fin de nuit par ces explosions. Il observe la réaction des soldats depuis sa fenêtre. Ils ne semblent pas paniqués et font prévenir Spoonbill. Ce dernier se rend dans le corps de logis mais met un certain temps à prévenir Thiebold. Interrogé là-dessus, il indique qu’il a d’abord informé Blickstein et il ne voulait pas déranger Thiebold car l’explosion était prévisible, ce qui irrite fortement Thiebold : cela concerne la sécurité du château, c’est lui qui doit être prévenu, même au milieu de la nuit, pas Blickstein.
Réveillé, il en profite pour faire un tour aux réserves. Il ne trouve qu’un seul garde sur place. Interrogé, ce dernier indique que son compagnon est momentanément parti faire ses besoins. Thiebold lui fait part de son mécontentement puis fait mine de le quitter, mais se cache. Il voit que le garde se rue dans sa chambrée pour réveiller son compère, expliquant qu’il a eu chaud et qu’ils ne vont pas recommencer leur manège. Pour de remettre, ils se partagent un saucisson pris dans les stocks.
Thiebold va réveiller Spoonbill pour lui demander de mettre les gardes aux arrêts et de prononcer une sentence pour vol et abandon de poste. Le capitaine demande quelle doit être la peine. Au pain sec et à l’eau jusqu’à la veille du siège, dès le jour entièrement levé (car les cellules ne sont accessibles que depuis le poste de péage et il faut baisser le pont-levis pour cela).
Ensuite, il va voir Blickstein afin de savoir s’il y a des nouvelles d’Übersreik – rien du tout. Il lui demande aussi de faire un inventaire du stock en vue du siège.
Il retrouve ensuite le capitaine Spoonbill dans la cour, qui enseigne à ses hommes comment fabriquer des flèches. Il l’entretient des travaux sur les murs d’enceinte. Entre le charpentier nommé par Blickstein qui est en charge du mur ouest et en est aux préparatifs des plans (il a tout de même envoyé des hommes rapporter du bois de construction) et Alfried nommé par Spoonbill pour s’occuper du mur est qui a lui commencé les travaux sérieusement, mais des travaux qui s’apparentent plus à du bricolage, il n’y a aucune communication et au final, ça n’avance pas de façon satisfaisante.
Thiebold va ensuite effectuer un test de tir depuis le canon le plus haut. Les canonniers ne sont pas rassurés. Mais, bien que fumant, le canon remplit son office et les tireurs ne sont pas trop mauvais, peut-être un peu lents. Ils doivent arrêter leurs exercices afin de ne pas affoler une troupe venant de l’Ouest, des humains.
Ce sont des réfugiés de Tallerhof, menés par un Père Steuer très en colère d’avoir été mandé au château en ces temps de guerre, ainsi que d’avoir dû évacuer le village. Il n’y a pas loin de cinq cents personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards, qui l’accompagnent, sans compter les charrettes et les animaux de ferme. La moitié de Tallerhof est là et va devoir s’entasser dans le château. Il explique que le reste du village, mené par le maire qui n’est qu’un vulgaire contrebandier, s’est réfugié dans les montagnes, dans des refuges que eux seuls connaissent, en attendant que l’orage passe.
De leur côté, les nains prennent le chemin de Karak Azgaraz et font halte pour la nuit dans une caverne, ce qui permet notamment à Grodwek de prendre un peu de repos.
La première piste que pensait prendre Grodwek n’est pas praticable. Ils voient en effet une partie de la Waaagh ! faire le siège de Karak Azgaraz. Pas de trace cependant de la tribu de Washnack, les Mâchoires Rouge.
Ils rebroussent chemin et empruntent un sentier de chèvres qui serpente assez haut dans la montagne. Seulement, le passage est bloqué plus loin par un troll de pierre qui se prélasse au soleil. Les deux nains décident d’essayer de le contourner en escaladant un peu plus en aval.
L’escalade n’est pas une franche réussite et, encordés, ils chutent mais parviennent à se rattraper à une dizaine de mètres au-dessus du troll. Il lève les yeux et se pourlèche les babines devant les deux fruits bien mûrs perchés sans défense au-dessus de sa tête. Il tente d’escalader pour attraper son déjeuner mais les fruits sont piquants : il se prend quelques carreaux d’arbalète mais parvient tout de même à la hauteur de Grodwek pendant que Solveig parvient à redescendre sur la piste.
Désespéré, Grodwek se jette dans le vide en entraînant le troll avec lui. Les deux atterrissent à quelques pas de Solveig. Le troll s’empare du pied de Grodwek et le jette à nouveau dans le vide – c’est sa troisième chute mais il parvient à se rattraper, commençant à être salement amoché. Pendant ce temps, Solveig parvient à venir à bout du troll, non sans se faire vomir dessus auparavant !
À Schluesselschloss, les vignerons et leur vin arrivent. Thiebold promet de leur faire payer le vin rapporté après le siège.
Thiebold nomme le Père Steuer comme représentant des villageois. Il lui demande que ceux qui ont pu s’installer et qui sont en état de travailler soient réquisitionnés pour aider dans l’organisation du siège. En effet, ils ne pourront pas être menés à Übersreik comme prévu initialement : les éclaireurs sont revenus indiquant que la nasse se referme. La sortie de la passe est bloquée par des trolls et des bandes de gobelins tenant des positions hautes et permettant toutes les embuscades possibles. La vallée est coincée !

Karak Azgaraz

Grodwek et Solveig, après avoir repris leur souffle et pansé leurs plaies, repartent vers le karak qu’il atteignent peu de temps après. Demandant de l’aide pour Schluesselschloss, qui est d’après eux la véritable cible de la Waaagh !, ils finissent par être reçu par le roi Thuringar et lui présentent la missive de Varagrinson et Blickstein.
Le roi écoute leur requête mais la réputation des deux nains les dessert, malgré l’exploit réalisé en passant les lignes pour rejoindre le karak. De plus, le roi n’est pas entièrement convaincu de l’objectif de la Waaagh ! annoncé par les émissaires de Schluesselschloss, même s’il doit reconnaître que son meilleur ennemi, Washnack, n’est pas présent au siège du karak.
Il leur donne deux engingneurs pour aider le château : un maçon et un maître canonnier. Il fera aussi réunir des volontaires – qui devront être payés par le baron ou son remplaçant.
Pendant que Solveig écume le karak pour réunir des tueurs de trolls prêts à aider, Grodwek se rend dans sa famille. La visite se passe très mal ; le clan est déshonoré par sa fuite devant des gobelins alors que ses frères se faisaient assassiner et lui, en plus, poursuit tranquillement sa vie parmi les humain ! Ils ne comprennent pas pourquoi il n’a même pas pris la voie de Grimnir pour que sa mort puisse racheter l’opprobre qui touche son clan. Grodwek repart, dépité.
Solveig a réussi à convaincre de les suivre Firengul, un tueur de trolls, qui va se séparer de son frère jumeau qui restera au karak. Ils espèrent se rejoindre plus tard en laissant un chemin de sang entre Karak Azgaraz et Schluesselschloss. Solveig lui promet la présence de géants dans moins d’une semaine. Firengul lui fait comprendre qu’elle a dix jours pour honorer sa promesse, faute de quoi il se contentera de sa dépouille !
La nuit tombe et l’Ouest est illuminé. Tallerhof est en flammes ! La Waaagh ! est déjà sur le village, en tout cas au moins la première vague et, sans résistance, il vient d’être sans doute passé à la torche. Le rapport fait au capitaine pendant la cérémonie dédiée à feu le Baron permet à Thiebold de s’éclipser.

Konigstag 24

Dundri Ulgarsson

Douze éclaireurs, menés par Dundri Ulgarsson, un jeune nain sans barbe, font partie de la troupe naine. Ils sont donc 18 à prendre la route de Schluesselschloss.
Ils reportent à Grodwek et Solveig que la Waaagh ! a sans doute marché hier sur Tallerhof. Les lueurs aperçues au loin ne font aucun doute pour les nains : le village a sans doute été rasé !
Il faut faire vite, tout en redoublant de prudence en espérant que la route vers Schluesselscloss ne soit pas coupée.
Le groupe rencontre le troll de pierre en train de remonter doucement à son emplacement d’origine. Ils n’en font qu’une bouchée.
Le reste du voyage retour se fait dans le calme.
Pendant ce temps-là, au château, Thiebold insiste auprès du capitaine pour que les réserves soient gardées jour et nuit, et pour que les hommes commencent à être rationnés. Ils devront faire tenir 700 personnes pendant 6 mois avec les réserves actuelles. Le capitaine accuse réception de l’ordre, mais on sent bien qu’il ne croit pas un instant pouvoir tenir tout ce temps !
Toutes les gardes doivent d’ailleurs être doublées. Thiebold explique au capitaine que ses cuisiniers ont été tués par des gobelins venus des souterrains, c’est pourquoi il est important de garder le sous-sol. Il ne souhaite par contre pas perdre de temps et d’énergie à faire envoyer la troupe dans les entrailles du château.
Thiebold doit aussi bien asseoir son autorité sur le Père Steuer, ce dernier s’étant entretenu longuement avec Matilde et ses fils. Le prêtre semble accepter les arguments de Thiebold.
Les villageois sont chargés de faire monter des sacs de sable aux points faibles et stratégiques de la forteresse pour améliorer ses défenses.
Dans la journée, une quinzaine de nouveaux réfugiés arrivent des alentours de Tallerhof, confirmant la mise à sac de la ville par une monstrueuse armée de peaux-vertes.

Angestag 25

Le groupe de nains arrive sans encombre au château vers la mi-journée, permettant aux uns et aux autres de se tenir informés des dernières nouvelles, peu encourageantes.

View
L'Art de la Waaagh! (2)
Préparatifs

murs_de_schluesselschloss.jpg

Backertag 22

Le Père Varagrinson a d’abord une discussion avec Grodwek sur son passé et ce qui l’a amené à Tallerhof, dans une communauté humaine. Grodwek avoue que la magie chamanique a pu par le passé lui faire manquer à ses devoirs. Varagrinson lui indique que s’il pensait être déshonoré au point d’en vouloir laver son honneur dans la mort, il sera prêt à enregistrer son serment de Tueur. Grodwek n’en est pas là, mais le père Varagrinson comprend bien qu’il a besoin de rachat, et aussi que Karak Azgaraz est redevable à Übersreik.
Avec les talents de Grodwek, il lui suggère d’essayer de passer les lignes peaux-vertes afin de rejoindre le karak dans le but de voir s’il est possible qu’ils aident Schluesselschloss d’une façon ou d’une autre (réparation de canons, petite troupe pour aider à tenir le siège).
Tout naturellement, Grodwek accepte l’idée, même si une légère appréhension l’envahit. Pour le descendant de Grimnir, il faut faire au plus vite, dès aujourd’hui !
Ensuite, le père Varagrinson s’occupe du cas de Solveig, qui reste avec lui à la limite de la correction. Il pense qu’elle est la mieux à même de faire réparer les canons. Il faudrait qu’elle les inspecte et transmette à Grodwek tout équipement ou renseignement qu’elle estime nécessaire à mener sa tache, il ainsi pourra en reporter au karak.
Thiebold promet à Richolf, un aide-canonnier, la place, vacante pour le moment, de canonnier en chef. Il devra choisir 6 hommes pour remplacer ceux perdus dans l’expédition, faire réparer les canons selon les consignes de Solveig et former ses nouveaux aides en vue du siège.
Pendant ce temps-là, c’est la révolution aux cuisines. Une longue queue s’est formée et le Capitaine Spoonbill a pris les rênes, au sous-sol, en cuisine : quatre cuisiniers sont portés disparus – ils ont sans doute déserté, et il faut assurer le service du petit déjeuner !
Thiebold se rend alors chez le majordome pour lui dire de préparer Matilde et ses deux fils à un départ pour être mis en sécurité à Übersreik, sous une escorte de 15 hommes.
Pendant ce temps, Grodwek enquête sur la disparition des cuisiniers. Leur chambrée, au niveau -2, montre des traces de lutte et surtout de sang.
En remontant les traces, il parvient jusqu’au niveau -3 et peut déterminer que l’une des traces est laissée par une chaussure de type mocassin. La trace n’est pas assez complète pour en déterminer la pointure.
Avec Solveig, qui semble avoir quelques savoirs sur la géographie souterraine du lieu – elle aurait eu connaissance de vieux croquis nains – ils parviennent à trouver un passage secret descendant encore de quelques niveaux. Dans l’escalier en colimaçon, gisent les corps des 4 cuisiniers, égorgés. Outre les corps, Grodwek remarque quelques traces d’une poudre brune, sans doute organique, dont il ignore exactement ce qu’elle est. Il pense toutefois, après l’avoir goûtée et à la réaction de son estomac, à un poison. Ils remontent les corps pour éviter d’avoir à révéler le passage secret à la maisonnée.

Sergent Martin Schatz

Thiebold sort le capitaine Spoonbill de sa cuisine afin qu’il prépare et lui explique comment il compte s’y prendre pour organiser l’expédition qu’il a demandée la veille et qui n’est pas encore apprêtée. Lorsqu’il comprend son plan qui prendrait plusieurs jours, il l’arrête pour prendre l’avis du Sergent Martin Schatz qui semble un peu plus doué pour le poste.

La Garnison

Il est convenu d’envoyer 6 cavaliers, menés par le sergent, dès aujourd’hui, pour atteindre au plus tôt l’hostellerie des Loups Gris. Ils devront les prévenir de la situation, sans rien demander de particulier. Puis ils devront se rendre à l’École de Blanc pour la faire évacuer, puis au moulin pour récupérer le maximum de farine et détruire celle qui ne peut pas être récupérée. Les hommes remonteront ensuite vers le château, demandant au passage à Tallerhof une nouvelle fois d’évacuer. Le sergent pense qu’il pourra être de retour le surlendemain au mieux, plus probablement dans trois jours.
En même temps, 10 hommes à pieds doivent aussi partir pour faire étape le soir à Tallerhof puis se rendre le lendemain dans la ferme des Löwe pour revenir avec le maximum de moutons et tuer et jeter à la rivière ceux qui ne peuvent pas être pris, en promettant aux Löwe une réparation pour les moutons ramenés au château.
Apprenant la présence de mercenaires ogres au bord du lac, Thiebold réfléchit encore à comment les enrôler. Il pense leur faire garder la passe et les repaître de moutons, mais rien n’est encore fixé.
Dans l’après-midi, 5 autres hommes doivent aussi partir en charrette vers les vignes pour prendre quelques tonneaux de vin et détruire le reste.
Quatre hommes sont aussi affectés aux cuisines pour remplacer les morts.
Enfin, une patrouille de 20 hommes devra patrouiller la passe en aval du château.
Le tout laisse une quarantaine de soldats inoccupés au château. Ils devront s’entraîner pour une partie et, pour l’autre, travailler à refaire le chemin de ronde.
Du côté de Solveig et Grodwek, pendant que Thiebold tente d’organiser tout cela, ils poursuivent leurs investigations. Au même niveau que le passage, Solveig force une porte, elle mène aux réserves de nourriture. Inspectée, il semble qu’une bonne moitié des sacs de farine ait été empoisonnée par la poudre brunâtre qu’a déjà trouvée par Grodwek plus tôt ! Les sacs contaminés sont marqués et mis à l’écart et les cuisiniers prévenus.
La découverte des corps des cuisiniers est également révélée. Solveig indique qu’ils ont été retrouvés dans la réserve, dont la porte avait été forcée. Visiblement, personne n’a essayé d’ouvrir la réserve depuis la nuit car il n’y a pas de remarque indiquant qu’elle était en fait fermée – puisque c’est Solveig qui a en fait forcé ladite porte.
Thiebold est convoqué par Matilde. Elle le reçoit avec ses deux fils. Elle explique à Thiebold que jusqu’à preuve du contraire elle est chez elle et ne compte pas être envoyée à Übersreik, ainsi que ses fils. Surtout, elle lui demande ce qu’il compte faire pour son défunt époux. Rien n’a encore été organisé alors que des funérailles dignes mais néanmoins ostentatoires devraient selon elle être réalisées au plus tôt. Comme il n’y a pas de prêtre de Sigmar, il est convenu que Reinhart fera convoquer le Père Steuer pour les rites funéraires.

Erik von Schluessel

L’aîné des deux fils, Erik, semble un peu balourd et sanguin. Il s’énerve ouvertement de ne pas avoir encore été nommé baron et ne comprend pas pourquoi le château est entre les mains de Thiebold. Il ne faut pas que la situation dure, car il en viendra à des solutions plus physiques. Il se battra pour défendre le château dit-il, mais pas en tant que soldat sous ordres. S’il le fait, la garnison sera sous ses ordres sans qu’il ait à rendre de comptes à Thiebold. La proposition est sèchement refusée.

Matthaus von Schluessel

Le second fils, Matthaus, se montre un peu moins vindicatif. Visiblement, dans la fratrie, c’est lui qui a hérité du cerveau, mais pas des muscles. La discussion montre qu’il connaît parfaitement l’histoire du château depuis son érection après 1681. Sa famille est ancienne et, bien qu’il n’aie lui-même aucune ambition pour devenir baron, il apporte son soutien à son frère. Au courant du passage secret découvert par les nains, Thiebold le soupçonne intérieurement d’être à l’origine du meurtre des cuisiniers. Dans quel but ? Saper son autorité ? Pour d’autres noirs desseins ?
Continuant leurs fouilles, et grâce à la mémoire de Solveig sur la carte qu’elle avait aperçu, ils trouvent un autre passage dérobé dans la réserve. Par contre, il n’a pas été emprunté depuis longtemps donc les empoisonneurs avaient soient la clé, soit avaient crocheté la serrure – elle ne présentait cependant pas de traces d’effraction, mais était de facture assez simple.
C’est une vieille demeure, Reinhart ignore exactement où sont toutes les clés possibles, mais normalement, il devrait être le seul à avoir un jeu de clés pour les parties habitables et techniques et le capitaine Spoonbill pour les parties relatives aux cuisines et à la garnison. Les deux ont celle de la réserve et Reinhart confirme qu’elle ne lui a pas été volée.
Thiebold, réfléchissant au remplacement de Spoonbill, demande au médecin, George Jutzen, des nouvelles de von Averbach. Il devrait s’en sortir mais s’il faut qu’il commande à des hommes, il ne sera pas en possibilité de se battre au moment du siège. Il lui demande aussi s’il peut identifier la poudre brune, mais George ne peut émettre plus de précisions que ce que Grodwek avait déjà déduit.
Thiebold impose à Spoonbill de nommer des lieutenants pour le seconder dans ses tâches car il voit bien qu’il est totalement inefficace et désorganisé alors qu’il veut s’occuper de tout lui-même.
Il visite aussi l’armurerie, qui ne pourra pas armer tous les réfugiés éventuels de Tallerhof mais est tout de même fournie.
Le magasin de poudre est lui bien achalandé. La poudre est par endroits un peu humide mais rien de catastrophique.
Reinhart Blickstein, suite à la demande de Thiebold, convoque les trois nains pour leur remettre un paiement de 15 pistoles chacun pour leur aide lors de la recherche du Baron. Il les remercie aussi pour leur enquête sur la disparition des cuisiniers.
Thiebold va ensuite inspecter l’avancée du travail sur les canons en compagnie des nains. Il surprend Richolf à se tourner les pouces et qui, pour sa défense, indique qu’il supervisait ses hommes dont l’un d’eux finissait le nettoyage du canon du sous-sol, celui que Solveig avait inspecté la veille. La rouille n’a heureusement pas troué le fût. L’armurier pourra sans doute verser un peu de fonte dans les endroits les plus abîmés. Un autre canon a une roue cassée, une nouvelle est en construction. Le troisième canon est étonnamment en bon état.
Thiebold demande à ce que les boulets soient pour moitié sortis de l’armurerie et apportés près des trois canons. La poudre restant elle, pour le moment, au sec dans le magasin.

Séparation

La nuit tombe. Grodwek se décide enfin à partir pour Karak Azgaraz. Il est accompagné par Solveig.
Une fois dehors, avant que de ne trop s’éloigner, Solveig souhaite vérifier si elle peut trouver la sortie des souterrains. Normalement, elle se trouve dans la falaise qui surplombe la rive nord de la Teufel, à environ 500 pas en aval du château.
Elle finit par la repérer. La falaise forme à cet endroit un discret escalier naturel, mais il a été érodé au fil du temps. Il descend de trois toises pour atteindre presque le niveau de la rivière. Normalement une anfractuosité naturelle, invisible de l’autre rive, devrait s’ouvrir sur un couloir taillé par les nains. Grodwek repère des traces de passage en haut de l’escalier : un tissu déchiré est accroché à une roche particulièrement pointue. On dirait un motif traditionnel des gobelins de la nuit !
Le passage n’est sans doute plus sécurisé. Ils décident donc de descendre. L’escalade est aisée, mais pas triviale, la roche étant humide et érodée.
L’entrée est bien là, comme prévu. Y glissant furtivement sa tête, Grodwek aperçoit un garde. Avec Solveig, ils le neutralisent vite, mais il a le temps d’émettre un cri. C’est bien un gobelin de la nuit.
D’autre pas se font vite entendre. Les deux nains progressent dans le tunnel et font une seconde victime qui cette fois peut pousser un vrai cri d’alerte.

Skinktongue

Cela n’empêche pas deux nains en colère de remonter le boyau jusqu’à une pièce servant normalement à stocker nourriture et vêtements pour ceux qui doivent quitter le château en secret. Il y a aussi des emplacements pour dormir. Là, les gobelins donnent l’assaut à l’aide de pointes empoisonnées. Les nains progressent sans être réellement blessés et finissent par tenir la pièce, tuant une dizaine de peaux-vertes. Leur meneur, Stinktongue, doit lui battre retraite plus profondément dans les tunnels menant au château.
Après avoir repris leur souffle, Grodwek et Solveig n’hésitent pas un instant : il poursuivent leur progression…

View
L'Art de la Waaagh ! (1)
Introduction

Schluesselschloss_d_tail.jpg

Nachexen 2523

Grâce à ses exploits passés, Thiebold a été anobli par décision impériale. Il n’est pour le moment qu’un seigneur sans terre qui fréquente de temps à autres la cour du Comte Rickard Aschaffenberg à Übersreik. Si des terres des vassaux du comte venaient à se trouver libres, peut-être pourra-t-il en hériter. En temps de guerre, avec les morts et les procès en trahison, c’est une éventualité qui parait tout a fait envisageable !
Se préparant à de plus grandes responsabilités, Thiebold apprend enfin sérieusement a lire.
Algrunt Varagrinson, une Longue Barbe de l’enclave naine à Übersreik, descendant de Grimnir et ayant de bonnes relations avec le Comte Aschaffenberg a informé ce dernier de rumeurs concernant la disparition du Baron von Schluessel.

Wellentag 19

C’est en plein dans ses études que Thiebold reçoit une convocation du comte.

Teufeltal

Le Baron Harald von Schluessel

Le comte Aschaffenberg a reçu des nouvelles inquiétantes de Teufeltal, la baronnie qui protège la Passe de la Dame Grise vers la Bretonnie, mais aussi vers Karak Azgaraz. Le Baron von Schluessel aurait disparu. Comme il ne laisse pas d’héritier proche, il convient de rapidement éclaircir la situation. En effet, ces terres sont très importantes stratégiquement, et il ne faut pas laisser une vacance du pouvoir ici.

Schluesselschloss

Si la nouvelle de la disparition du baron était confirmée, Thiebold ferait sans doute le successeur parfait au château Schluesselschloss : ces territoires ont surtout besoin de dirigeants maîtrisant l’art de la guerre.
Il ne faut pas attendre. Le Comte confie donc à Thiebold, sous l’autorité d’une Longue Barbe naine – qui a les informations nécessaires pour retrouver le baron disparu – la responsabilité de retrouver le Baron von Schluessel. S’il n’est pas retrouvé vivant mais que la preuve de sa mort est établie, il sera le nouveau baron et devra faire le nécessaire pour remettre de l’ordre et gérer au mieux la transition.
Le Comte organise dans la soirée même une rencontre entre Varagrinson et Thiebold, leur expliquant réciproquement la situation et les enjeux. Ils conviennent de partir le lendemain a l’aube pour Tallerhof, le bourg de Teufeltal d’où proviennent les rumeurs. Thiebold devra retrouver le baron disparu et, si nécessaire, prendre sa baronnie, le tout sous le témoignage de Varagrinson. Le Comte remet à Thiebold les lettres de pouvoir nécessaires.

Un Sac de Noeuds

Le Voyage

Aubentag 20

Au petit matin, ils sont trois à partir : Thiebold, Algrunt Varagrinson et une certaine Solveig Norgunson, une jeune naine qui tient l’information remontée par Varagrinson au comte. Elle aurait entendu cette rumeur à Tallerhof et pourra retrouver la personne, un autre nain, qui la colporte.
L’entrée dans la Teufeltal est, après un étroit défilé, gardée par le château de Schluesselschloss, une improbable structure sur une île au milieu des flots tumultueux de la rivière Teufel. À l’entrée de ce défilé, sur l’autre berge de la Teufel, une bande d’une douzaine de gobelins semble surveiller les allées et venues. Hors de portée des nains et de l’humain, ils ne se laissent pas impressionner.

Schluesselschloss.jpg

Capitaine Pansy Spoonbill

Arrivés au poste de péage de Schluesselschloss, nains et humain signalent la présence de peaux-vertes à un garde peu intéressé, mais qui consent tout de même à leur faire rencontrer son capitaine, un… halfling, du nom de Pansy Spoonbill, portant des vêtements humains vaguement retaillés a sa morphologie !
La première rencontre de Thiebold avec son futur fief potentiel est pour le moins décevante, voire inquiétante. Thiebold ne se présente pas encore pour qui il est.

Tallerhof

Ils continuent donc leur route pour atteindre Tallerhof dans la soirée.
À la seule auberge du village, ils n’attendent que quelques minutes l’arrivée de leur source. Il s’agit d’un nain répondant au nom de Grodwek Vertsang.
Il leur explique qu’il a en effet vu, depuis le haut d’un promontoire rocheux des environs, pendant qu’il chassait l’avant-veille, l’armée du Baron se faire prendre dans une embuscade par des peaux-vertes. Les peaux-vertes surpassaient les forces du Baron à dix contre un.
Devant l’étonnement des émissaires du Comte Aschaffenberg devant le fait que Grodwek n’ait pas prévenu Schluesselschloss, il répond que ce sont les affaires des humains mais qu’il a tout de même prévenu le village. Ils n’ont peut-être pas fait encore circuler l’information, leur réaction l’avait un peu étonné : ils l’ont dissuadé d’en dire plus.
Contre un juste paiement, Grodwek accepte de les guider des demain sur les lieux de l’embuscade.

Marktag 21

L’attaque s’est produite sur la route de Karak Azgaraz. En chemin, à un croisement, ils rencontrent un petit groupe de Chevaliers du Loup Gris qui n’ont rien remarqué d’inhabituel – mais ils viennent de la route des vignes et Grodwek confirme que ce n’est pas vers là que l’attaque a eu lieu. Les Loups Gris sont installés dans une hostellerie, à l’autre bout de la baronnie, gardant en quelques sortes sa sortie avant de pénétrer en haute montagne le Col de la Dame Grise.

L’École De Blanc

Ils reprennent leur route apercevant sur un sommet l’École De Blanc – une pension de jeunes filles riches.

Embuscade des Longues Pattes

Griznik Très-Gros

Ils commencent ensuite a emprunter un chemin de montagne et, enfin, ils arrivent sur les lieux du massacre, annoncé par les myriades de corbeaux qui parsèment les cieux. C’est alors que Thiebold, à l’arrière, se fait tomber dessus par une araignée géante… montée par un gobelin. C’est une embuscade, d’autres gobelins monteurs d’araignées surgissent des parois escarpées, tentant de pousser nains et Thiebold dans le vide, le tout aidé par Griznik, leur chaman qui, entre deux imprécations, se vante de la Waaagh menée par Washnack qui va détruire le château et marcher sur le Reikland.

Le Champ de Bataille

Les héros viennent assez facilement à bout des gobelins mais l’un d’eux s’est peut-être échappé. Ils s’approchent donc rapidement du lieu du massacre, car c’en est un. Les humains ont été pris en tenaille sans voie de retraite et ont été submergés par le nombre. Une montagne de corps humains gît, entourée d’une masse encore plus impressionnante de peaux-vertes tout autour. Des dizaines de snotlings sont en train de piller le tout et font mine de se mettre en formation défensive a l’arrivée des nains, avant de bien vite détaler.

C’est de la Waaagh !

En s’approchant du lieu où gisent les humains, ils franchissent un dernier lacet et tombent sur une vue encore plus angoissante : une gigantesque Waaagh est en mouvement ! La vision est terrifiante. Il y a là des dizaines de milliers de peaux-vertes : gobelins et orcs de nombreuses tribus différentes, mais aussi des trolls et quelques géants.

gobelin_pendant_waaagh.jpg

La route vers Karak Azgaraz est bloquée. Le karak est sans doute en état de siège et au rythme de progression de la Waaagh, lent à cause de la taille, elle sera à assiéger Schluesselschloss, si le chaman disait vrai, d’ici quelques jours, en tout cas dans moins d’une semaine.

Andreas von Averbach

Ils trouvent rapidement le corps du Baron – et son anneau sigillaire – ainsi qu’un survivant, Andreas von Averbach. Ils se retirent alors très vite pour revenir vers le château en passant par Tallerhof.

Werner Smokkel et le Père Siegfried Steuer

À Tallerhof, ils rencontrent le maire, Werner Smokkel, puis le père Steuer, le prêtre du village. Chacun des deux personnages donnant des ordres contradictoires aux citoyens suite aux nouvelles de la Waaagh. Le maire demande aux siens de se rassembler sur la place du village afin de discuter de la conduite à tenir. Il rassemble sans doute une bonne moitié du village. Le prêtre, lui, rassemble l’autre moitié au temple de Sigmar pour prier afin que la Waaagh ne s’abatte pas sur le village.
Thiebold affirme qu’il agit sous l’autorité comtale et présente d’ailleurs les lettres de Rickard Aschaffenberg au maire.
Il leur commande tout d’abord de faire évacuer le village vers le château puis vers Übersreik. Il missionne également Werner de soit rapatrier les nombreux moutons de la ferme des Löwe, soit de les éliminer afin qu’ils ne puissent pas servir à nourrir les forces de la Waaagh.
Il demande aussi de faire évacuer l’école De Blanc.
Quant à eux, ils repartent prendre possession du château.

Quelque Chose de Pourri à Schluesselschloss

Matilde von Schluessel

Arrivé sur place avec les nains, le témoignage d’Andreas et l’anneau sigillaire du baron, Thiebold part pour prendre possession du château. Une surprise l’attend toutefois : une fois le choc encaissé, assez théâtralement, par Matilde la mère des bâtards du baron, celle-ci prétend qu’elle est mariée et que ses enfants ont été reconnus : c’est son fils aîné qui doit prendre la place de son père disparu.
Les papiers présentés par Thiebold lui permettent toutefois d’assumer, provisoirement selon Matilde, la charge comtale.

Reinhart Blickstein

Entre le capitaine halfling et Mathilde qui se prétend mariée – ce que la populace semble confirmer – la seule personne avec qui il est possible de discuter calmement est le majordome, Reinhart Blickstein.
Thiebold et les nains qui l’accompagnent semblent hésiter sur la marche a suivre : évacuer le château qui ne résistera pas à la Waaagh ou se retirer vers Übersreik.

Préparatifs

Après avoir penché naturellement pour la première hypothèse, ils semblent finalement prendre plutôt la voie de la seconde, moins honteuse.
Du point de vue de Thiebold, le château ne tiendra pas mais pourra tout de même faire des dégâts et ralentir la progression des peaux-vertes, il serait honteux qu’ils pénètrent dans le Reikland sans résistance, c’est le rôle du château d’endiguer la vague le plus longtemps possible, même si cela doit coûter de nombreuses vies, la mort serait au moins honorable.
Du point de vue de Varagrinson, les nains de Karak Azgaraz ont déjà failli par le passé à aider Übersreik lorsqu’ils en avaient la possibilité, ce qui reste à ce jour une tâche indélébile sur l’histoire du Karak. Il ne sera pas dit qu’un nain perpétuant la mémoire de Grimnir soit responsable d’une nouvelle opprobre du même type, ce que semble après réflexion aussi comprendre Grodwek Vertsang.
Il faudra prévenir Übersreik mais se préparer aussi à défendre non pas seulement le château, mais la passe qui ouvre sur l’Empire !
Thiebold charge le capitaine Spoonbill de plusieurs missions d’importance pour le lendemain :

  • faire évacuer l’Écolde De Blanc ;
  • convaincre les Löwe de ramener leurs moutons ou sinon de s’en débarrasser ;
  • détruire les vignobles et ramener le vin, ou le faire aussi détruire ;
  • convaincre les Loups Gris de rejoindre le château.

Il demande également de préparer un pigeon pour Übersreik afin de les faire prévenir de la situation et de demander de l’aide d’urgence car ils ne pourront pas tenir le château bien longtemps.
Enfin, il présente la situation de la succession du comte au majordome et devant l’attitude compréhensive de ce dernier, il lui demande de l’aide pour calmer Matilde et éviter qu’elle ne mette à tout le monde trop de bâtons dans les roues.
Enfin, il lui demande de réunir tous les soldats ayant un minimum de connaissance en maçonnerie afin de reconstruire le chemin de ronde. Il a remarqué qu’en deux endroits des constructions anarchiques ont brisé sa continuité. Il faudra soit les détruire soit faire de trouver une solution pour le chemin de ronde.
Avant d’aller dormir, Solveig va inspecter l’un des canons qui défendent la passe. Le peu de discipline de la centaine de soldats restant sur place lui fait craindre le pire. Bien lui en prend : la pièce est si mal entretenue qu’elle en conclut que le premier tir risquera sans doute de faire exploser le tout sur place, causant de probables dégâts structurels à la tour ! C’est peut-être réparable, mais il va y avoir du boulot…

View

I'm sorry, but we no longer support this web browser. Please upgrade your browser or install Chrome or Firefox to enjoy the full functionality of this site.