L'Ennemi Intérieur

L'Art de la Waaagh! (2)

Préparatifs

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Backertag 22

Le Père Varagrinson a d’abord une discussion avec Grodwek sur son passé et ce qui l’a amené à Tallerhof, dans une communauté humaine. Grodwek avoue que la magie chamanique a pu par le passé lui faire manquer à ses devoirs. Varagrinson lui indique que s’il pensait être déshonoré au point d’en vouloir laver son honneur dans la mort, il sera prêt à enregistrer son serment de Tueur. Grodwek n’en est pas là, mais le père Varagrinson comprend bien qu’il a besoin de rachat, et aussi que Karak Azgaraz est redevable à Übersreik.
Avec les talents de Grodwek, il lui suggère d’essayer de passer les lignes peaux-vertes afin de rejoindre le karak dans le but de voir s’il est possible qu’ils aident Schluesselschloss d’une façon ou d’une autre (réparation de canons, petite troupe pour aider à tenir le siège).
Tout naturellement, Grodwek accepte l’idée, même si une légère appréhension l’envahit. Pour le descendant de Grimnir, il faut faire au plus vite, dès aujourd’hui !
Ensuite, le père Varagrinson s’occupe du cas de Solveig, qui reste avec lui à la limite de la correction. Il pense qu’elle est la mieux à même de faire réparer les canons. Il faudrait qu’elle les inspecte et transmette à Grodwek tout équipement ou renseignement qu’elle estime nécessaire à mener sa tache, il ainsi pourra en reporter au karak.
Thiebold promet à Richolf, un aide-canonnier, la place, vacante pour le moment, de canonnier en chef. Il devra choisir 6 hommes pour remplacer ceux perdus dans l’expédition, faire réparer les canons selon les consignes de Solveig et former ses nouveaux aides en vue du siège.
Pendant ce temps-là, c’est la révolution aux cuisines. Une longue queue s’est formée et le Capitaine Spoonbill a pris les rênes, au sous-sol, en cuisine : quatre cuisiniers sont portés disparus – ils ont sans doute déserté, et il faut assurer le service du petit déjeuner !
Thiebold se rend alors chez le majordome pour lui dire de préparer Matilde et ses deux fils à un départ pour être mis en sécurité à Übersreik, sous une escorte de 15 hommes.
Pendant ce temps, Grodwek enquête sur la disparition des cuisiniers. Leur chambrée, au niveau -2, montre des traces de lutte et surtout de sang.
En remontant les traces, il parvient jusqu’au niveau -3 et peut déterminer que l’une des traces est laissée par une chaussure de type mocassin. La trace n’est pas assez complète pour en déterminer la pointure.
Avec Solveig, qui semble avoir quelques savoirs sur la géographie souterraine du lieu – elle aurait eu connaissance de vieux croquis nains – ils parviennent à trouver un passage secret descendant encore de quelques niveaux. Dans l’escalier en colimaçon, gisent les corps des 4 cuisiniers, égorgés. Outre les corps, Grodwek remarque quelques traces d’une poudre brune, sans doute organique, dont il ignore exactement ce qu’elle est. Il pense toutefois, après l’avoir goûtée et à la réaction de son estomac, à un poison. Ils remontent les corps pour éviter d’avoir à révéler le passage secret à la maisonnée.

Sergent Martin Schatz

Thiebold sort le capitaine Spoonbill de sa cuisine afin qu’il prépare et lui explique comment il compte s’y prendre pour organiser l’expédition qu’il a demandée la veille et qui n’est pas encore apprêtée. Lorsqu’il comprend son plan qui prendrait plusieurs jours, il l’arrête pour prendre l’avis du Sergent Martin Schatz qui semble un peu plus doué pour le poste.

La Garnison

Il est convenu d’envoyer 6 cavaliers, menés par le sergent, dès aujourd’hui, pour atteindre au plus tôt l’hostellerie des Loups Gris. Ils devront les prévenir de la situation, sans rien demander de particulier. Puis ils devront se rendre à l’École de Blanc pour la faire évacuer, puis au moulin pour récupérer le maximum de farine et détruire celle qui ne peut pas être récupérée. Les hommes remonteront ensuite vers le château, demandant au passage à Tallerhof une nouvelle fois d’évacuer. Le sergent pense qu’il pourra être de retour le surlendemain au mieux, plus probablement dans trois jours.
En même temps, 10 hommes à pieds doivent aussi partir pour faire étape le soir à Tallerhof puis se rendre le lendemain dans la ferme des Löwe pour revenir avec le maximum de moutons et tuer et jeter à la rivière ceux qui ne peuvent pas être pris, en promettant aux Löwe une réparation pour les moutons ramenés au château.
Apprenant la présence de mercenaires ogres au bord du lac, Thiebold réfléchit encore à comment les enrôler. Il pense leur faire garder la passe et les repaître de moutons, mais rien n’est encore fixé.
Dans l’après-midi, 5 autres hommes doivent aussi partir en charrette vers les vignes pour prendre quelques tonneaux de vin et détruire le reste.
Quatre hommes sont aussi affectés aux cuisines pour remplacer les morts.
Enfin, une patrouille de 20 hommes devra patrouiller la passe en aval du château.
Le tout laisse une quarantaine de soldats inoccupés au château. Ils devront s’entraîner pour une partie et, pour l’autre, travailler à refaire le chemin de ronde.
Du côté de Solveig et Grodwek, pendant que Thiebold tente d’organiser tout cela, ils poursuivent leurs investigations. Au même niveau que le passage, Solveig force une porte, elle mène aux réserves de nourriture. Inspectée, il semble qu’une bonne moitié des sacs de farine ait été empoisonnée par la poudre brunâtre qu’a déjà trouvée par Grodwek plus tôt ! Les sacs contaminés sont marqués et mis à l’écart et les cuisiniers prévenus.
La découverte des corps des cuisiniers est également révélée. Solveig indique qu’ils ont été retrouvés dans la réserve, dont la porte avait été forcée. Visiblement, personne n’a essayé d’ouvrir la réserve depuis la nuit car il n’y a pas de remarque indiquant qu’elle était en fait fermée – puisque c’est Solveig qui a en fait forcé ladite porte.
Thiebold est convoqué par Matilde. Elle le reçoit avec ses deux fils. Elle explique à Thiebold que jusqu’à preuve du contraire elle est chez elle et ne compte pas être envoyée à Übersreik, ainsi que ses fils. Surtout, elle lui demande ce qu’il compte faire pour son défunt époux. Rien n’a encore été organisé alors que des funérailles dignes mais néanmoins ostentatoires devraient selon elle être réalisées au plus tôt. Comme il n’y a pas de prêtre de Sigmar, il est convenu que Reinhart fera convoquer le Père Steuer pour les rites funéraires.

Erik von Schluessel

L’aîné des deux fils, Erik, semble un peu balourd et sanguin. Il s’énerve ouvertement de ne pas avoir encore été nommé baron et ne comprend pas pourquoi le château est entre les mains de Thiebold. Il ne faut pas que la situation dure, car il en viendra à des solutions plus physiques. Il se battra pour défendre le château dit-il, mais pas en tant que soldat sous ordres. S’il le fait, la garnison sera sous ses ordres sans qu’il ait à rendre de comptes à Thiebold. La proposition est sèchement refusée.

Matthaus von Schluessel

Le second fils, Matthaus, se montre un peu moins vindicatif. Visiblement, dans la fratrie, c’est lui qui a hérité du cerveau, mais pas des muscles. La discussion montre qu’il connaît parfaitement l’histoire du château depuis son érection après 1681. Sa famille est ancienne et, bien qu’il n’aie lui-même aucune ambition pour devenir baron, il apporte son soutien à son frère. Au courant du passage secret découvert par les nains, Thiebold le soupçonne intérieurement d’être à l’origine du meurtre des cuisiniers. Dans quel but ? Saper son autorité ? Pour d’autres noirs desseins ?
Continuant leurs fouilles, et grâce à la mémoire de Solveig sur la carte qu’elle avait aperçu, ils trouvent un autre passage dérobé dans la réserve. Par contre, il n’a pas été emprunté depuis longtemps donc les empoisonneurs avaient soient la clé, soit avaient crocheté la serrure – elle ne présentait cependant pas de traces d’effraction, mais était de facture assez simple.
C’est une vieille demeure, Reinhart ignore exactement où sont toutes les clés possibles, mais normalement, il devrait être le seul à avoir un jeu de clés pour les parties habitables et techniques et le capitaine Spoonbill pour les parties relatives aux cuisines et à la garnison. Les deux ont celle de la réserve et Reinhart confirme qu’elle ne lui a pas été volée.
Thiebold, réfléchissant au remplacement de Spoonbill, demande au médecin, George Jutzen, des nouvelles de von Averbach. Il devrait s’en sortir mais s’il faut qu’il commande à des hommes, il ne sera pas en possibilité de se battre au moment du siège. Il lui demande aussi s’il peut identifier la poudre brune, mais George ne peut émettre plus de précisions que ce que Grodwek avait déjà déduit.
Thiebold impose à Spoonbill de nommer des lieutenants pour le seconder dans ses tâches car il voit bien qu’il est totalement inefficace et désorganisé alors qu’il veut s’occuper de tout lui-même.
Il visite aussi l’armurerie, qui ne pourra pas armer tous les réfugiés éventuels de Tallerhof mais est tout de même fournie.
Le magasin de poudre est lui bien achalandé. La poudre est par endroits un peu humide mais rien de catastrophique.
Reinhart Blickstein, suite à la demande de Thiebold, convoque les trois nains pour leur remettre un paiement de 15 pistoles chacun pour leur aide lors de la recherche du Baron. Il les remercie aussi pour leur enquête sur la disparition des cuisiniers.
Thiebold va ensuite inspecter l’avancée du travail sur les canons en compagnie des nains. Il surprend Richolf à se tourner les pouces et qui, pour sa défense, indique qu’il supervisait ses hommes dont l’un d’eux finissait le nettoyage du canon du sous-sol, celui que Solveig avait inspecté la veille. La rouille n’a heureusement pas troué le fût. L’armurier pourra sans doute verser un peu de fonte dans les endroits les plus abîmés. Un autre canon a une roue cassée, une nouvelle est en construction. Le troisième canon est étonnamment en bon état.
Thiebold demande à ce que les boulets soient pour moitié sortis de l’armurerie et apportés près des trois canons. La poudre restant elle, pour le moment, au sec dans le magasin.

Séparation

La nuit tombe. Grodwek se décide enfin à partir pour Karak Azgaraz. Il est accompagné par Solveig.
Une fois dehors, avant que de ne trop s’éloigner, Solveig souhaite vérifier si elle peut trouver la sortie des souterrains. Normalement, elle se trouve dans la falaise qui surplombe la rive nord de la Teufel, à environ 500 pas en aval du château.
Elle finit par la repérer. La falaise forme à cet endroit un discret escalier naturel, mais il a été érodé au fil du temps. Il descend de trois toises pour atteindre presque le niveau de la rivière. Normalement une anfractuosité naturelle, invisible de l’autre rive, devrait s’ouvrir sur un couloir taillé par les nains. Grodwek repère des traces de passage en haut de l’escalier : un tissu déchiré est accroché à une roche particulièrement pointue. On dirait un motif traditionnel des gobelins de la nuit !
Le passage n’est sans doute plus sécurisé. Ils décident donc de descendre. L’escalade est aisée, mais pas triviale, la roche étant humide et érodée.
L’entrée est bien là, comme prévu. Y glissant furtivement sa tête, Grodwek aperçoit un garde. Avec Solveig, ils le neutralisent vite, mais il a le temps d’émettre un cri. C’est bien un gobelin de la nuit.
D’autre pas se font vite entendre. Les deux nains progressent dans le tunnel et font une seconde victime qui cette fois peut pousser un vrai cri d’alerte.

Skinktongue

Cela n’empêche pas deux nains en colère de remonter le boyau jusqu’à une pièce servant normalement à stocker nourriture et vêtements pour ceux qui doivent quitter le château en secret. Il y a aussi des emplacements pour dormir. Là, les gobelins donnent l’assaut à l’aide de pointes empoisonnées. Les nains progressent sans être réellement blessés et finissent par tenir la pièce, tuant une dizaine de peaux-vertes. Leur meneur, Stinktongue, doit lui battre retraite plus profondément dans les tunnels menant au château.
Après avoir repris leur souffle, Grodwek et Solveig n’hésitent pas un instant : il poursuivent leur progression…

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