L'Ennemi Intérieur

L'art de la Waaagh! (3)

Karak Azgaraz

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Un peu plus loin, le tunnel est hélas bloqué par un éboulement. C’est une position défensive idéale pour les gobelins qui, par un trou, arrosent Grodwek et Solveig de carreaux, flèches et sacs remplis de spores toxiques. Les deux nains doivent battre en retraite et quitter les lieux, regagner la berge.
De là, Grodwek reste en surveillance pendant que Solveig part prévenir le château et demander quelques tonnelets de poudre.
Grodwek doit éloigner les quelques vaines tentatives de sortie des gobelins, assorties de ruses plus ou moins intelligentes ; il en plonge quelques uns à coup de carreaux dans la rivière.
Solveig obtient l’autorisation de Thiebold pour prendre de la poudre, elle sort huit barils qu’elle rapporte à Grodwek, au milieu de la nuit, à l’aide d’une charrette à bras.
Suite à cette visite, Thiebold fait placer deux gardes dans la réserve à nourriture pour prévenir d’une éventuelle invasion.
Il en profite pour rappeler au capitaine Spoonbill de faire fabriquer des flèches en vue du siège, le plus possible.
Quant à la rénovation des murs et du chemin de ronde il apprend que Blickstein a fait nommer un responsable des travaux et que le capitaine… a fait de même avec un autre homme : Alfried. Encore une incohérence dans la gestion du château… Thiebold rappelle au capitaine que c’est à lui qu’incombe la tâche de la défense des murs et donc de ne nommer qu’un seul responsable pour cela.
Avant de retourner se coucher, il consulte de vieux plans du château, mais les passages vers les souterrains n’y figurent pas.
Du côté des nains, ne sachant trop que faire, ils campent sur place. Solveig se repose, sous la pluie qui commence à tomber, pendant que Grodwek reste en veille.

Bezahltag 23

Peu avant l’aube, Solveig, puis Grodwek descendent placer de la poudre à l’entrée puis la font sauter après un minimum de confrontation avec quelques gobelins cachés dans le tas de cadavres qu’ils avaient placé là. Les explosifs semblent cependant insuffisamment bien placés pour complètement bloquer l’issue. Ils doivent provoquer une seconde explosion afin de tout sceller.
Thiebold est à nouveau réveillé en fin de nuit par ces explosions. Il observe la réaction des soldats depuis sa fenêtre. Ils ne semblent pas paniqués et font prévenir Spoonbill. Ce dernier se rend dans le corps de logis mais met un certain temps à prévenir Thiebold. Interrogé là-dessus, il indique qu’il a d’abord informé Blickstein et il ne voulait pas déranger Thiebold car l’explosion était prévisible, ce qui irrite fortement Thiebold : cela concerne la sécurité du château, c’est lui qui doit être prévenu, même au milieu de la nuit, pas Blickstein.
Réveillé, il en profite pour faire un tour aux réserves. Il ne trouve qu’un seul garde sur place. Interrogé, ce dernier indique que son compagnon est momentanément parti faire ses besoins. Thiebold lui fait part de son mécontentement puis fait mine de le quitter, mais se cache. Il voit que le garde se rue dans sa chambrée pour réveiller son compère, expliquant qu’il a eu chaud et qu’ils ne vont pas recommencer leur manège. Pour de remettre, ils se partagent un saucisson pris dans les stocks.
Thiebold va réveiller Spoonbill pour lui demander de mettre les gardes aux arrêts et de prononcer une sentence pour vol et abandon de poste. Le capitaine demande quelle doit être la peine. Au pain sec et à l’eau jusqu’à la veille du siège, dès le jour entièrement levé (car les cellules ne sont accessibles que depuis le poste de péage et il faut baisser le pont-levis pour cela).
Ensuite, il va voir Blickstein afin de savoir s’il y a des nouvelles d’Übersreik – rien du tout. Il lui demande aussi de faire un inventaire du stock en vue du siège.
Il retrouve ensuite le capitaine Spoonbill dans la cour, qui enseigne à ses hommes comment fabriquer des flèches. Il l’entretient des travaux sur les murs d’enceinte. Entre le charpentier nommé par Blickstein qui est en charge du mur ouest et en est aux préparatifs des plans (il a tout de même envoyé des hommes rapporter du bois de construction) et Alfried nommé par Spoonbill pour s’occuper du mur est qui a lui commencé les travaux sérieusement, mais des travaux qui s’apparentent plus à du bricolage, il n’y a aucune communication et au final, ça n’avance pas de façon satisfaisante.
Thiebold va ensuite effectuer un test de tir depuis le canon le plus haut. Les canonniers ne sont pas rassurés. Mais, bien que fumant, le canon remplit son office et les tireurs ne sont pas trop mauvais, peut-être un peu lents. Ils doivent arrêter leurs exercices afin de ne pas affoler une troupe venant de l’Ouest, des humains.
Ce sont des réfugiés de Tallerhof, menés par un Père Steuer très en colère d’avoir été mandé au château en ces temps de guerre, ainsi que d’avoir dû évacuer le village. Il n’y a pas loin de cinq cents personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards, qui l’accompagnent, sans compter les charrettes et les animaux de ferme. La moitié de Tallerhof est là et va devoir s’entasser dans le château. Il explique que le reste du village, mené par le maire qui n’est qu’un vulgaire contrebandier, s’est réfugié dans les montagnes, dans des refuges que eux seuls connaissent, en attendant que l’orage passe.
De leur côté, les nains prennent le chemin de Karak Azgaraz et font halte pour la nuit dans une caverne, ce qui permet notamment à Grodwek de prendre un peu de repos.
La première piste que pensait prendre Grodwek n’est pas praticable. Ils voient en effet une partie de la Waaagh ! faire le siège de Karak Azgaraz. Pas de trace cependant de la tribu de Washnack, les Mâchoires Rouge.
Ils rebroussent chemin et empruntent un sentier de chèvres qui serpente assez haut dans la montagne. Seulement, le passage est bloqué plus loin par un troll de pierre qui se prélasse au soleil. Les deux nains décident d’essayer de le contourner en escaladant un peu plus en aval.
L’escalade n’est pas une franche réussite et, encordés, ils chutent mais parviennent à se rattraper à une dizaine de mètres au-dessus du troll. Il lève les yeux et se pourlèche les babines devant les deux fruits bien mûrs perchés sans défense au-dessus de sa tête. Il tente d’escalader pour attraper son déjeuner mais les fruits sont piquants : il se prend quelques carreaux d’arbalète mais parvient tout de même à la hauteur de Grodwek pendant que Solveig parvient à redescendre sur la piste.
Désespéré, Grodwek se jette dans le vide en entraînant le troll avec lui. Les deux atterrissent à quelques pas de Solveig. Le troll s’empare du pied de Grodwek et le jette à nouveau dans le vide – c’est sa troisième chute mais il parvient à se rattraper, commençant à être salement amoché. Pendant ce temps, Solveig parvient à venir à bout du troll, non sans se faire vomir dessus auparavant !
À Schluesselschloss, les vignerons et leur vin arrivent. Thiebold promet de leur faire payer le vin rapporté après le siège.
Thiebold nomme le Père Steuer comme représentant des villageois. Il lui demande que ceux qui ont pu s’installer et qui sont en état de travailler soient réquisitionnés pour aider dans l’organisation du siège. En effet, ils ne pourront pas être menés à Übersreik comme prévu initialement : les éclaireurs sont revenus indiquant que la nasse se referme. La sortie de la passe est bloquée par des trolls et des bandes de gobelins tenant des positions hautes et permettant toutes les embuscades possibles. La vallée est coincée !

Karak Azgaraz

Grodwek et Solveig, après avoir repris leur souffle et pansé leurs plaies, repartent vers le karak qu’il atteignent peu de temps après. Demandant de l’aide pour Schluesselschloss, qui est d’après eux la véritable cible de la Waaagh !, ils finissent par être reçu par le roi Thuringar et lui présentent la missive de Varagrinson et Blickstein.
Le roi écoute leur requête mais la réputation des deux nains les dessert, malgré l’exploit réalisé en passant les lignes pour rejoindre le karak. De plus, le roi n’est pas entièrement convaincu de l’objectif de la Waaagh ! annoncé par les émissaires de Schluesselschloss, même s’il doit reconnaître que son meilleur ennemi, Washnack, n’est pas présent au siège du karak.
Il leur donne deux engingneurs pour aider le château : un maçon et un maître canonnier. Il fera aussi réunir des volontaires – qui devront être payés par le baron ou son remplaçant.
Pendant que Solveig écume le karak pour réunir des tueurs de trolls prêts à aider, Grodwek se rend dans sa famille. La visite se passe très mal ; le clan est déshonoré par sa fuite devant des gobelins alors que ses frères se faisaient assassiner et lui, en plus, poursuit tranquillement sa vie parmi les humain ! Ils ne comprennent pas pourquoi il n’a même pas pris la voie de Grimnir pour que sa mort puisse racheter l’opprobre qui touche son clan. Grodwek repart, dépité.
Solveig a réussi à convaincre de les suivre Firengul, un tueur de trolls, qui va se séparer de son frère jumeau qui restera au karak. Ils espèrent se rejoindre plus tard en laissant un chemin de sang entre Karak Azgaraz et Schluesselschloss. Solveig lui promet la présence de géants dans moins d’une semaine. Firengul lui fait comprendre qu’elle a dix jours pour honorer sa promesse, faute de quoi il se contentera de sa dépouille !
La nuit tombe et l’Ouest est illuminé. Tallerhof est en flammes ! La Waaagh ! est déjà sur le village, en tout cas au moins la première vague et, sans résistance, il vient d’être sans doute passé à la torche. Le rapport fait au capitaine pendant la cérémonie dédiée à feu le Baron permet à Thiebold de s’éclipser.

Konigstag 24

Dundri Ulgarsson

Douze éclaireurs, menés par Dundri Ulgarsson, un jeune nain sans barbe, font partie de la troupe naine. Ils sont donc 18 à prendre la route de Schluesselschloss.
Ils reportent à Grodwek et Solveig que la Waaagh ! a sans doute marché hier sur Tallerhof. Les lueurs aperçues au loin ne font aucun doute pour les nains : le village a sans doute été rasé !
Il faut faire vite, tout en redoublant de prudence en espérant que la route vers Schluesselscloss ne soit pas coupée.
Le groupe rencontre le troll de pierre en train de remonter doucement à son emplacement d’origine. Ils n’en font qu’une bouchée.
Le reste du voyage retour se fait dans le calme.
Pendant ce temps-là, au château, Thiebold insiste auprès du capitaine pour que les réserves soient gardées jour et nuit, et pour que les hommes commencent à être rationnés. Ils devront faire tenir 700 personnes pendant 6 mois avec les réserves actuelles. Le capitaine accuse réception de l’ordre, mais on sent bien qu’il ne croit pas un instant pouvoir tenir tout ce temps !
Toutes les gardes doivent d’ailleurs être doublées. Thiebold explique au capitaine que ses cuisiniers ont été tués par des gobelins venus des souterrains, c’est pourquoi il est important de garder le sous-sol. Il ne souhaite par contre pas perdre de temps et d’énergie à faire envoyer la troupe dans les entrailles du château.
Thiebold doit aussi bien asseoir son autorité sur le Père Steuer, ce dernier s’étant entretenu longuement avec Matilde et ses fils. Le prêtre semble accepter les arguments de Thiebold.
Les villageois sont chargés de faire monter des sacs de sable aux points faibles et stratégiques de la forteresse pour améliorer ses défenses.
Dans la journée, une quinzaine de nouveaux réfugiés arrivent des alentours de Tallerhof, confirmant la mise à sac de la ville par une monstrueuse armée de peaux-vertes.

Angestag 25

Le groupe de nains arrive sans encombre au château vers la mi-journée, permettant aux uns et aux autres de se tenir informés des dernières nouvelles, peu encourageantes.

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harraxel harraxel

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