L'Ennemi Intérieur

L'Art de la Waaagh! (4)

Les Gobelins de la nuit

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Découvrant l’avancée des travaux de fortification, ou plutôt la raison de la non-avancée de ceux-ci, Thiebold se rend voir Blickstein. Il lui rappelle que les ordres liés à la gestion militaire ne sont que du ressort de Thiebold, pas de Blickstein. Le fait qu’il donne des ordres qui vont à l’encontre de ceux donnés par le capitaine Spoonbill, même si ceux-ci peuvent paraître étranges, est contre-productif.
Il repart à l’entraînement et donne à Dundri et ses nains la responsabilité de l’entrainement martial des cent lanciers et cinquante archers.
Puis Thiebold nomme publiquement le chef des travaux de fortification, le chef charpentier choisi initialement par Blickstein. Mais celui-ci ne s’occupera que de la gestion des hommes. L’engingneur nain ramené par Grodwek et Solveig sera en charge de la gestion technique. En voulant clarifier les rôles pour que les travaux avancent mieux et en ménageant la chèvre et le chou – difficile en effet de nommer chef un nain inconnu au milieu des habitués du château – il n’est pas certain que le but soit atteint…

La Librairie de Schluesselschloss

Matthaus demande ensuite à parler avec Thiebold. Il comprend la situation dans laquelle Thiebold se trouve et il souhaite, pour le bien de tous, aider. Il a appris (via sa mère) que des gobelins avaient envahi les sous-sols. Malgré leurs différents, il explique qu’il fait des recherches de son côté afin d’en savoir plus sur ces souterrains.
En effet, Matthaus rappelle que la construction du château est réputée avoir été effectuée sur la tombe d’Otto III, le comte du Wissenland, mort sur cette île en combattant une force de Chevaliers de Sang menée par Karlmann le Rouge.
L’ost d’Otto a livré son dernier combat désespéré sur l’île au milieu de la Teufel et est parvenu à repousser la force ennemie, fauchant Karlmann, mais tombant à son tour. Il a été enterré là où il est tombé, avec les trophées de guerre pris sur Karlmann le Rouge.
On dit que la Teufel – qui signifie Diable en langue antique – est nommée ainsi depuis cette bataille en 1681 car, en aval, les gens d’Übersreik ont vu la rivière devenir rouge à cause du sang des morts et ont pensé que cela ne pouvait être que l’oeuvre d’un démon.
Toujours est-il que pour appuyer ses dires, Matthaus a trouvé intéressant les deux passages suivants :

Compte-rendu de la bataille de la Teufel, tiré de Une histoire du Reikland (2459)
Et les hordes d’abominations non-mortes ruisselaient des montagnes, sous le regard sombre du chevalier rouge. Et Otto III, comte de Wissenland a mené ses hommes sur une île de la rivière. Et, du haut de celle-ci, il a juré de contenir le chevalier rouge et tous ses sbires, ou de mourir ici pour l’Empire…

Comte-rendu de l’enterrement d’Otto III, tiré de Une histoire du Reikland (2459)
Et ainsi Otto a été enterré. Enterré avec l’épée qui a occis Karlmann le Rouge, ainsi qu’avec certains des trésors du chevalier rouge, trophées du brave comte. Et une grotte, plongeant profondément dans la roche de l’île, a été détectée. Et le corps d’Otto y a été placé pour se reposer pour l’éternité au sein du grand royaume de Morr…

Il explique à Thiebold qu’il est en train de faire des recherches en vue d’en savoir plus sur la localisation de la sépulture, il serait inconcevable pour lui qu’elle soit violée par les gobelins, et cela pourrait sans doute aider de savoir par où ils passent.

Thiebold réquisitionne ensuite la longue-vue de Blickstein et poste Andreas, encore convalescent, au sommet du donjon afin d’évaluer les forces en présence qui vont arriver.

En début de soirée, deux groupes de réfugiés arrivent.
D’abord, les huit hommes qui devaient rapporter les moutons des Löwe rentrent bredouilles et apeurés. Ils expliquent que les Löwe ont consenti à leur vendre la moitié du cheptel des moutons et se sont réfugié, après l’accord, dans les montagnes. Revenant vers Schluesselschloss, ils devaient suivre la rivière à cause des bêtes et passer non loin de Tallerhof. La ville était rasée et grouillait de peaux-vertes. Ils ne pouvaient pas passer avec le troupeau. Ils ont donc essayé de tous les jeter à l’eau pour les noyer, mais une petite partie, peut-être un quart, est tombée dans les griffes des peaux-vertes. Eux, on réussi à rentrer au château sans perte.
Peu après, c’est le sergent Martin Schatz qui rentre au château. Ses pérégrinations sont à peine plus positives : il ne ramène que les pensionnaires de l’école le Blanc. Il explique qu’il a d’abord fait évacuer Tallerhof et voit qu’une bonne partie des villageois est au château. L’autre moitié n’a pas voulu suivre le Père Steuer et a sans doute suivi le maire vers les montagnes. Il a prévenu le temple du Loup Gris le lendemain avant de se rendre à l’école le Blanc. Après de longues négociations – il a dormi sur place – il a réussi à convaincre Philline le Blanc de faire évacuer l’école, pour le bien des filles et sa promesse qu’elles seront bien traitées. Philline elle, est restée à l’école, refusant de l’abandonner. Martin Schatz se retrouve donc à la tête d’une vingtaine de jeunes filles de bonne famille. Le point positif est qu’elles sont parfaitement entraînées au combat car l’école le Blanc est en fait un couvent myrmydéen. Le point négatif est qu’il ne s’agit pas d’entraînements pour les champs de bataille, mais plutôt sur différentes techniques féminines adaptées aux paniers de crabes que sont les cours du Reikland et de Bretonnie !
Ils ont dû évacuer l’école d’urgence par un chemin de traverse à l’arrivée d’une des vagues de la Waaagh! Les filles ont vu le grouillement des peaux-vertes et la mise à sac de l’école. Philline était dedans, déclenchant une foultitude de pièges et éliminant nombre de peaux-vertes à elle seule. Mais le combat était perdu d’avance. Elles ont maintenant une forte soif de revanche, Philline était en effet une préceptrice très appréciée.
Ils ont ensuite dormi au moulin, qui avait été déjà rasé et pillé.
Il a donc pu ramener une petite troupe féminine en bonne forme, capable de combattre selon des méthodes non conventionnelles, mais peu adaptée à la situation.

Les Gobelins de la nuit

Solveig et Grodwek s’ennuyant un peu, ils décident d’aller faire le ménage que Thiebold n’a pas fait faire dans les souterrains. A priori, c’est plein de gobelins, ce n’est pas trop dangereux et ça leur fera un peu d’entrainement !
Thiebold décide de les accompagner. Ils font donc leur entrée dans les souterrains, armés jusqu’aux dents. Mais la riposte est terrible. Les gobelins de la nuit sont bien présents et ont visiblement préparé leurs défenses. Par une tactique de guérilla faite de pièges et d’attaques à distance, les gobelin reculent d’abord devant la force brute, mais sans entrer directement au contact. Ils luttent pied à pied pour ne pas perdre trop de territoire. Au final, ils prennent les nains en tenaille et Solveig, qui s’est ruée dans la mêlée s’écroule après avoir reçu une flèche. Leur chaman jubile, brandissant une orbe noire au-dessus de sa tête.
L’heure du retrait a sonné. Grodwek fait barrage pendant que Thiebold prend une Solveig très affaiblie. Ils parviennent à remonter à la surface, un peu honteux de la leçon de tactique, très inhabituelle, donnée par les gobelins de la nuit. Les pertes des gobelins ne sont estimées, au mieux, qu’à huit unités.
Avant qu’ils ne se couche pour se reposer et panser leurs plaies, Thiebold décide de faire envoyer la force complète des nains dans les souterrains pour tenter de nettoyer l’infection, plus dangereuse que prévue.
D’autant que la Waaagh! est maintenant en vue à l’horizon. Demain, c’est inéluctable, ce sera le début du siège !

Festag 26

Thiebold est réveillé dans son sommeil par un petit groupe de gardes qui veulent lui parler du capitaine Spoonbill. Thiebold ne laisse pas le porte-parole en dire plus et lui assène un coup de poing pour le faire taire. Il lui rappelle que les ordres du capitaine ne sont pas à discuter et qu’il ne veut pas entendre leurs jérémiades. Les hommes repartent, surpris, certains lançant des regards noirs.

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