L'Ennemi Intérieur

L'Ennemi Extérieur (5)

Conclusion

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Après avoir recherché vainement une nouvelle issue, ils décident de reprendre le passage dont l’entrée est actionnable via le fourneau. L’intérieur du boyau ne ménage pas non plus d’accès oublié mais, lorsqu’ils le quittent, ils se retrouvent à nouveau ailleurs. Il s’agit d’une grande galerie somptueusement décorée à la gloire du Chaos et, semble-t-il, de ses sectes. D’un côté, des mannequins portant armes et armures rutilantes, en face d’eux, d’autre mannequins portant des robes – non des robes de soirée féminines, mais des robes de prêtres ou de sorciers impies. Tous les mannequins sont différents et, outre la décoration de leurs vêtements, les armoiries de leur famille ou de leur secte – qui sait – sont exposées au-dessus d’eux.
Il y a bien une cinquantaine de mannequins.
Les murs sont habillés de lourdes tentures violettes et les sols de motifs géométriques sur des dalles de marbre.
La seule issue est une double porte à l’autre extrémité de la salle.
Joris, Thiebold et Kurt se doutent bien du piège, sûrs de voir les mannequins s’animer pour les attaquer, mais, alors qu’ils avancent – ont-ils un autre choix ? – tout est calme.
Heureusement qu’ils sont attentif car le piège semble ailleurs. Une dalle très légèrement descellée semble bancale, puis une autre. Sont-ce des pièges ?
Malgré les précautions prises maintenant, il devient évident que la salle recèle de chausse-trappes lorsque un fil de soie en travers de leur passage est accidentellement rompu. Une volée de fléchettes en est la conséquence. Elles ne semblent toutefois pas empoisonnées et ne font que peu de dommages.
À chercher maintenant les fils, Kurt en oublie les dalles et il marche sur l’une d’entre elle, mais a la présence d’esprit de ne pas retirer son pied. Sûr d’avoir activé un piège, il ne bouge pas. Il va sans doute se déclencher lorsqu’il lèvera son pied.
Il reste donc là, laissant à Joris et Thiebold le soin de progresser plus avant. Ces derniers repèrent à nouveau un fil quasiment invisible en travers et marquent sa présence avec un bout de tissu.
Ils parviennent sauf à l’extrémité de la galerie.
Kurt décide alors de bondir d’un coup le plus loin possible et bien lui en prend. Une pierre de plusieurs tonnes s’écroule du plafond et son bond lui permet de ne pas être écrasé, seulement égratigné.
Mais le déplacement d’air a fait s’envoler le tissu marquant le piège suivant et Kurt ne peut cette fois l’éviter. Sentant qu’il accroche le fil, il se jette à terre, pensant encore à une volée de fléchettes, mais se sont deux parties des murs opposés montés sur piston qui se déclenchent avec une rapidité effarante avant de se remettre en place.
Sonné par le coup, Kurt survit, on ne sait comment, et parvient à rejoindre ses compagnons.
Voulant se reposer près de la porte, il doivent assez vite changer d’avis. Au bout d’une petite demi-heure, ça y est, les mannequins commencent à s’animer.
C’est la panique ! Ils passent rapidement la porte pour se retrouver dans une bibliothèque. Heureusement, ils laissent les mannequins derrière eux car une fois le dernier entré, la porte s’efface pour céder la place à un nouveau rayonnage de livres.
La pièce est plus petite, mais aussi plus étrange. À l’exception d’un volume ouvert sur la table centrale, tous les livres sont insubstantiels. Tout comme l’est la bibliothécaire, qui semblait au demeurant une vieille grand-mère.
À leur entrée, elle se retourne pour faire signe à Thiebold de se taire, mais au lieu d’un « chut » réprobateur, le son qu’elle émet glace les sangs.
Kurt y laisse ses dernières forces et tombe à genoux, de fatigue, d’épouvante.
Les livres fantômes se mettent alors à voler, passant allègrement à travers les têtes de Joris et Kurt mais Joris n’hésite pas une seconde et se rue sur le spectre qu’il dissipe d’un coup grâce à son marteau béni. Cela a le bienfait de stopper la bal des livres qui retournent à leur place.
La lueur dans les yeux de Joris, lorsqu’il se retourne vers Thiebold, ne rassure pas ce dernier. A-t-il été affecté par les livres fantômes ? Comment ?
Trouver l’issue de la pièce est plus problématique. Celle qui paraissait la plus évidente n’est qu’une sorte de voile magique qui fait que l’on entre à nouveau dans la pièce par là où on la quitte, donnant la désagréable sensation de passer à travers son propre corps ! De plus, comme seul Joris a effectué l’expérience, est-il vraiment toujours avec les autres, ou dans une dimension parallèle ?
Après un temps de recherche, ils parviennent par trouver un passage secret activé par une manette dissimulée dans une étagère.
À peine ouverte, ils entendent une voix omniprésente, dont l’assurance, le timbre et la résonance donnent la chair de poule, d’autant plus que ses interventions sont ponctuées de cris de souffrance extrême.

Tu as cherché à utiliser les serviteurs de Tzeentch pour tes propres desseins, stupide mortel. Tu t’es cru supérieur aux Puissances de la Ruine ? Tes piètres complots sont d’une simplicité enfantine. Tu n’es qu’un insecte face à la gloire de Tzeentch. Tu n’es rien. Soit réincarné et façonné à l’image de sa gloire.

Ils sont dans une salle de torture. La voix emplit la pièce mais est désincarnée.
Trois horreurs roses et trois bleues sont rassemblées autour d’une table et armées de divers scalpels et autres accessoires chirurgicaux, opérant – à vif d’après les hurlements – une silhouette incertaine. Impossible d’être certain qu’il s’agisse du Graf von Kaufman.
Les horreurs prennent un malin plaisir à leur travail et piaillent de joie. L’entrée de Joris ne les perturbe pas, bien qu’il ait été remarqué. Les loques qui dépassent pourraient bien être les habits du Graf.
Thiebold s’approche, prêt à frapper, et les horreurs poursuivent leur travail. Il parvient à avoir une meilleure vue sur l’être qui hurle. Ça pourrait être le Graf. Les horreurs taillent dans sa chair qui régénère presque instantanément. Ils le sculptent et moulent sa chair pour changer son apparence, dans un processus insupportable. Les traits du Graf ne sont pas déformés que par la douleur. Son nez et sa bouche ne forment plus qu’un, formant une sorte de bec. Son crâne sembler avoir été allongé, tout comme ses doigts et ses membres. Des plaques de plumes saillent de sa peau sous ses vêtements lacérés.
Thiebold frappe une horreur pour atteindre le graf, pendant qu’il touche Joris (ce dernier supportant le poids d’un Kurt qui ne peut marcher seul). Il y a un instant de flottement, lorsque Thiebold lâche un instant Joris tout en hésitant sur le mot de passe lorsqu’il s’agit d’actionner la gemme.

Brauzeit 2522

Aubentag 8

Cependant, la magie opère et après un haut-le-cœur, ils quittent cet endroit cauchemardesque pour se retrouver tous les trois, ainsi que la chose qui devait être autrefois le Graf von Kaufman et qui respire faiblement, sur le parvis de la cathédrale, à Altdorf !
Là, ils sont célébrés tels des héros et amenés promptement au palais de l’Empereur où ils peuvent rapidement discuter avec le Luminaire Mauer mais aussi le Capitaine Baerfaust. Au-delà des félicitations et des remerciements, ils passent rapidement aux nouvelles locales. L’Empereur va mal, il a rechuté.
Devant l’exploit réalisé par les deux hommes – ainsi que Kurt, le suivant de Joris – les deux nouveaux proches, averlandais, de l’Empereur ne vont pas par quatre chemins. L’état de santé de l’Empereur en temps de guerre est une crise majeur qu’il faut vite résoudre. Ils proposent à Joris ou Thiebold les clés de l’Empire !
L’Empereur va bientôt mourir et il va normalement falloir prévoir une élection, la noblesse est déjà en train de fomenter la suite, telle une bande de vautours. L’Empire ne peut pas se le permettre en temps de guerre.
Comme ils ont déjà sauvé l’Empire, ils peuvent à nouveau le faire. Ils proposent donc, pour le bien de l’Empire, d’appuyer une sorte de coup d’état, assurant que tout se passera bien : le Capitaine Baerfaust a l’armée avec lui, le Luminaire affirme que les sorciers permettront à celui qui occupera le trône d’avoir des pouvoirs quasi-divins. Quant au peuple, il sera, après leurs exploits, derrière Joris ou Thiebold.
Ils n’en croient pas leurs oreilles et pensent que c’est une blague, ou un piège. Mais, peu à peu, ils se laissent convaincre par les arguments avancés. Ils donnent leur accord pour prendre collégialement la tête de l’Empire, mais uniquement de manière temporaire, le temps de régler la crise.
Kurt et surtout Thiebold parviennent tout de même à garder un peu de recul par rapport à la situation et finissent par comprendre le pacte qu’ils s’apprêtent à passer : tout cela n’est qu’une illusion !
Ils ne sont pas rentré chez eux, mais se trouvent dans une pièce dont les murs sont faits de l’âme des damnés. D’Empereur, de Luminaire et de Capitaine, il n’en est point. Il s’agit en fait d’incendiaires. Quant à Joris, il est à genoux, les yeux vitreux. Il est sous l’emprise du charme : son âme est damnée !
Essayant de le sauver, on ne sait pas si Thiebold tente d’assommer Joris ou s’il veut l’achever, mais son coup sonne le glas du prêtre. Il prend le corps avec lui et essaie de fuir avec Kurt. Fuyants par la porte la plus proche qu’ils ouvrent et passent sans regarder. Ils se retrouvent… à nouveau sur le parvis de la cathédrale de Sigmar !
L’illusion a été brisée, mais ils ont payé un lourd tribu face à ce dernier piège de Tzeentch.
Le scène se répète quasi à l’identique de la précédente, jusqu’à l’arrivée au palais. Cette fois l’Empereur est bien vivant, et en bonne santé. Il accueille personnellement les héros rescapés et, chose incroyable, lorsqu’ils se présentent à lui, en effectuant une révérence du mieux qu’ils le peuvent, l’Empereur fait une révérence aux héros en retour, devant la foule assemblée.
Puis, il les invite à lui parler de leurs exploits, leur expliquant que leur récompense sera à la hauteur de leurs actes. Ils n’ont qu’à demander, ils auront.
En attendant, ils se doivent de participer à la fête de célébration de leurs exploits. Lavés puis habillés, on les sent toutefois un peu réticents. Peu à peu, ils commencent à perdre notion du temps. Ils ne sont cependant pas fatigués, les plats sont exquis, les gens tous charmants. Les filles se font même aguicheuses.
Kurt finit par avoir l’illumination ! La perfection de la fête est surnaturelle. Il est sûr d’être dans le royaume de Slaanesh. Ils retournent bien vers l’Empire, mais ils sont en train, à leur insu, de faire le trajet de retour !
C’est à ce moment-là que l’illusion lui est révélée. Ils sont effectivement entourés de dizaines de démonettes qui, voyant qu’ils comprennent, sortent les griffes.
La fuite est cependant aisée et ils s’attendent à se retrouver maintenant dans le royaume de Nurgle.
Ils revivent en effet la même scène. Altdorf est moins parfaite que précédemment, les gens sont, comme à l’habitude, crasseux et sales. Est-ce le signe de Nurgle ou juste la normalité de la vie ? Pour Kurt, cela ne fait que peu de doute.
Présentés devant l’Empereur, il est comme la première fois sur son lit de mort. Baerfaust et Mauer affirment que ce qui le frappe, c’est l’œuvre de Nurgle. Sous les draps, il n’est plus humain, il mute.
Ils affirment que pour son salut et celui de l’Empire, il faudrait avoir le courage qu’ils n’ont pas : achever les souffrances de l’Empereur. Kurt n’hésite pas à saisir l’offre. Pour abréger la scène. Il prend un marteau et explose la tête de l’Empereur.
Un lourd silence s’abat sur la pièce puis Baerfaust et Mauer se mettent à rire à gorge déployée. Le son de leur rire est rapidement accompagné par une autre voix. Un rire retentissant, presque assourdissant, émane du lit de l’Empereur. Une énorme forme, dégoûtante, se lève du lit et jette la dépouille de l’Empereur comme s’il s’agissait d’un manteau en loques.
Il domine Thiebold et Kurt de tout son haut, le pus éruptant de ses innombrables pustules. C’est Virulens, il rit fort et jovialement. Des porte-pestes, des démons de Nurgle, ont pris la place de Baerfaust et Mauer. Ils laissent les deux hommes quitter les lieux.
S’attendant maintenant à se retrouver dans le royaume de Khorne, ils atterrissent encore une fois devant la cathédrale de Sigmar, avec les corps de Joris et de von Kaufman.
S’attendant à être amenés devant l’Empereur, ils ne sont pas surpris de rencontrer le Luminaire Baerfaust.
Kurt, avec Thiebold, insiste pour ne pas aller voir l’Empereur. Ils disent à Mauer que s’il peut refermer la faille, qu’il le fasse tout de suite. Voyant la détermination de deux hommes à ce que ce soit fait immédiatement, ils entrent dans la cathédrale.
C’est là que l’enfer se déclenche. L’espace se déchire, des dizaines de sanguinaires de Khorne émergent et passent à l’attaque.
Chose étrange, cette fois, la cible n’est pas uniquement Thiebold et Kurt. Le Luminaire et les fidèles sont aussi attaqués… Thiebold pousse le Luminaire vers le haut de la tour pour qu’il fasse le rituel sous sa protection. Kurt tente de quitter les lieux pour aider comme la dernière fois en tirant les ennemis qui pourraient se présenter à la tour de la cloche. Malheureusement, à l’extérieur, c’est encore pire. Un Buveur de Sang , un tas de muscle plus grand qu’un immeuble, est là et sème la panique. On ne parvient qu’avec peine, grâce aux canons de la ville et à l’armée, à maintenir un semblant de contrôle de la situation.
Revenant en arrière, et sans aucune arme de corps à corps, Kurt est pris à partie par un sanguinaire au pied de l’escalier de la tour de la cloche. Thiebold qui redescendait ne parvient pas à temps : Kurt meurt, étripé par le démon !
La situation finit par revenir sous contrôle grâce à l’armée, à Thiebold et au Luminaire Mauer : il parvient à refermer la faille et les démons finissent par être détruits.
Thiebold, seul rescapé, est-il chez Khorne, ou dans la vraie Altdorf ?
Le Luminaire lui affirme qu’il est bien revenu dans l’Empire et les faits semblent lui donner raison. Les démons sont venus ici et Khorne n’est pas du genre à user de subtilités. Ils restera peut-être toujours un doute dans l’esprit de Thiebold…
Il finit par recevoir les honneurs de l’Empire et bien entendu de l’Empereur.
Joris et Kurt ont droit pour leur part à des obsèques auxquelles ils sont présentés en tant que héros de l’Empire.
Alors que la guerre s’achève au Nord et que l’Empire a payé un lourd tribut, il aurait pu en être encore pire si Thiebold n’avait pas aidé à refermer la brèche.
C’est maintenant lui aussi un héros de l’Empire et il est anobli par l’Empereur lui-même. Ne reste plus qu’à lui trouver un domaine et une nouvelle vie s’ouvre à lui…

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